Topic RSS14:03:40
27 décembre 2013
OfflinePaul McCartney sera à l’honneur du prochain numéro du magazine Mojo avec une interview exclusive à l’occasion de la sortie de son album. En voici quelques extraits :
« Si vous travaillez avec les Stones, ils ont déjà le son des Stones. Avec moi, c’est un peu l’inverse : on essaie justement de ne pas faire ça. La façon dont nous avons abordé cet album, c’était : On a déjà fait ça avant. Faisons-le autrement. »
McCartney a rencontré Watt pour la première fois en 2021, peu après que le producteur eut remporté le Grammy du Producteur de l’année pour son travail avec Ozzy Osbourne, Miley Cyrus et Post Malone. Watt se souvient que, la veille de la visite de McCartney dans son studio aménagé au sous-sol à Los Angeles, il s’est réveillé en panique en réalisant qu’il n’avait aucun instrument pour gaucher à disposition au cas où l’ancien Beatle voudrait travailler sur quelques idées. Il a donc commandé une sélection d’instruments adaptés à « Macca » — une basse Höfner, une basse Rickenbacker, une Epiphone Casino et une Martin D-28 de 1969 — qui sont arrivés juste avant McCartney. « On discutait simplement, et il m’a dit : “On peut écrire une chanson à partir de n’importe quoi. Parfois, je choisis juste un accord au hasard que je n’ai jamais joué auparavant, et je pars de là.” », se souvient Watt.
Quand McCartney a cherché une guitare pour faire une démonstration, Watt lui en a tendu une parmi celles livrées ce matin-là. « Alors il a joué cet accord étrange et a souri avec ce charme presque enfantin. Il devait résoudre l’accord, parce qu’il restait suspendu d’une façon tellement bizarre. J’ai attrapé une guitare, et c’était parti. »
Le duo a écrit ce jour-là As You Lie There, le morceau d’ouverture de The Boys Of Dungeon Lane, lançant ainsi une période de quatre années de sessions intermittentes, pendant que McCartney était en tournée et que Watt travaillait sur Hackney Diamonds, McCartney ayant recommandé Watt au guitariste des Stones, Ronnie Wood.
« Je suis sorti de cette première session en me disant : “Bon, je l’aime bien, mais il est un peu insistant”. Mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose chez un producteur. C’est simplement l’enthousiasme de quelqu’un qui veut continuer à faire avancer ce disque. Et c’est contagieux. »
« Ce que les gens écrivent fait souvent référence au passé, mais il est difficile de simplement parler de demain. On ne sait pas ce qui va se passer d’ici là », dit-il à propos des thèmes introspectifs de l’album. « Alors que le passé, c’est même simplement parler d’hier. C’est rempli de choses. C’est un terrain incroyablement riche où puiser des idées. »
« Je ne veux pas sombrer dans la dépression, alors je lutte contre ça. Ce n’est pas toujours facile — en fait, ce n’est jamais facile. »
Retrouvez l’interview complète dans le magazine Mojo.
1 Guest(s)
Log In
Register