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Paul McCartney The Lyrics 1956 to the present

Le 2 novembre 2021, les fans de Paul McCartney pourront se procurer ce superbe ouvrage en deux volumes regroupant les textes de 154 chansons du bassiste le plus célèbre de l’histoire du Rock.

On a souvent demandé à Paul de rédiger son autobiographie. L’ex-Beatle a toujours refusé cette idée de se raconter et a préféré le faire à travers les textes de chansons qui peuvent être tout aussi personnels.

Le recueil permettra de découvrir les reproductions des manuscrits d’origine et des lettres jamais publiés auparavant. Il sera proposé deux versions : la standard et la version américaine dont le visuel est différent de la première

Un trésor pour les connaisseurs qui a un prix. Il faudra débourser 99 euros pour se procurer cette précieuse pièce de collection. Cela laisse quelques mois pour économiser.

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« Ringo Rocks : 30 Years of the All Stars »

Pour les 30 ans de la all starr band, Ringo sort un livre de souvenirs, avec des anecdotes et photos dont pas mal sont inédites. Le livre est édité en 1000 exemplaires dont 500 signés par Ringo lui même. L’argent sera reversé à sa fondation: The Lotus Foundation.

“Je suis toujours nerveux juste avant de monter sur scène. Mais une fois que j’y suis et que j’ai atteint le micro, ça va
Ringo Starr, AOL fan interview, 2 juin 2000

Ringo avait peu donné de concerts avant 1989, étant quasiment toujours un guest: les Beach Boys en 1984, le Concert For Bangladesh en 1971 en compagnie de George Harrison et Eric Clapton, le Prince Trust, toujours en compagnie de ses deux amis, un concert en 1985 avec et en hommage à Carl Perkins toujours et encore avec ses deux amis et Dave Edmunds, le Jerry Lewis Telethon en 1979 au côté de Todd Rundgren et son groupe Utopia pour y interpréter Money That’s What I Want et un morceau des Rolling Stones, Satisfaction.

« ter-guest: Ringo, comment décidez-vous quelles chansons seront interprétées en concert? Est-ce que vous et le groupe All-Starr prenez la décision ensemble sur les sélections musicales?
Ringo Starr: La formule de base de Ringo and the All-Starrs est de jouer les tubes que chaque artiste a eu. C’est le format et c’est ce que nous faisons. Je ne voudrais pas qu’Eric [Carmen] dans le groupe joue un morceau obscur qu’il aime. Il doit faire les hits, et moi aussi. »

Ringo Starr, AOL fan interview, 29 juin 2000

Les tournées de Ringo se font toujours avec sa all starr band, un groupe qui change très régulièrement selon les disponibilités des membres et composé de musiciens célèbres qui viennent jouer quelques grands succès à eux ainsi que les morceaux de Ringo (entre 8 et 13 morceaux de Ringo). L’occasion de voir des artistes célèbres jouer ensemble durant toute une tournée. Le groupe a vu passer dans ses rangs: Jack Bruce, John Entwistle, Joe Walsh, Rod Argent, Eric Carmen, Burton Cummings, Randy Bachman, Edgar Winter, Peter Frampton, Tood Rundgren, Sheila E., Mark Farner, Gary Brooker, Billy Squier, Rick Derringer, Steve Lukather, Roger Hodgson, Timothy B. Schmit, Nils Lofgren, Roger Hodgson, Zak Starkey, Jim Keltner, Clarence Clemons, Ian Hunter, Greg Lake, Billy Preston, Ian Hunter, Hamish Stuart, Gregg Rolie, Dave Edmund, Colin Hay, Felix Cavaliere, Simon Kirke, Mark Rivera, Gregg Bissonette, Tim Cappello…

“Fishnmusician: Comment les tournées All-Starr ont-elles commencé?
Ringo: Ils ont commencé en 89. Je pensais que ce serait le meilleur format pour moi pour partir en tournée et si vous suivez les All-Starrs, vous verrez que nous changeons certains membres du groupe chaque année. Cela a fonctionné pendant 11 ans, alors pourquoi changerions-nous un format gagnant? « 

Ringo Starr, AOL fan interview, 14 juin 2000

Ringo a commencé durant l’été 1989 avec un tour aux États-Unis/Canada puis au Japon. Il a reçu un appel pour organiser une tournée et a dit oui, car sur le moment l’idée l’a intéressée. Comme il l’a expliqué à plusieurs reprises, il ne voulait pas être le seul à jouer des morceaux il voulait aussi avoir du “fun” à jouer sur son kit. Ringo se sentait tellement stressé et peu sûr de lui qu’il a embauché deux batteurs pour l’accompagner, son ami de toujours Jim Keltner et Levon Helm, batteur de The Band, qui devait à l’origine être aux percussions.

Ringo renouvelle l’expérience en 1992, après une tentative d’en faire avortée en 1991. Les all starr band s’enchaînent (Amérique du Nord, Europe, Japon, Russie, Amérique du Sud, Amérique Centrale, Australie, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud…). Il a failli en 1999, être le premier et l’unique Beatles à ce jour à donner des concerts en Afrique (Afrique du Sud).

Le livre nous donne donc accès aux archives de Ringo et de sa All Starr Band. Le batteur raconte ses souvenirs et quelques détails amusants (Il avait un coach vocal pour sa première All Starr Band, Burton Cummings ne voulait pas de Todd Rundgren quand lui était sur scène, il dit aussi avec beaucoup d’humour en parlant de Peter Frampton, qu’il ne souhaite pas regarder le film où apparaît le guitariste, basé sur les chansons des Beatles avec les Bee Gees: Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band), des « zooms » sur certains membres de la all starr band. Le livre inclut d’autres performances de Ringo comme celle du Rock And Roll Hall Of Fame avec Paul McCartney. On découvre aussi en détail, chaque batterie utilisée par tournée. Un véritable must pour les amoureux des Beatles et de Ringo.

Seul bémol, quelques d’erreurs sont présentes dans le livre, ce qui est un peu décevant, dont une qui montre un manque de relecture: on lit dans le livre que Gregg Rolie a rejoint le groupe en 2013 [Page 164] puis quelques pages plus tard que c’est en 2012 [page 303]. Ringo s’emmêle quelques fois les pinceaux dans ses souvenirs, ce qui est parfaitement compréhensible ayant fait beaucoup de All Starr Band (puisqu’il se trompe sur différentes formations du all starr band en les évoquant).

On regrettera aussi que les photos n’aient pas de légendes, pour savoir qui est sur la photo

Ringo Starr avec Paul McCartney

Le livre est disponible sur: https://juliensauctions.com/ShopCatalog?id=171

Les dates de la all starr band dans les pays francophones (en Europe):
14.06.1990 Le Zénith, Paris, France [annulé]
8.7.1992 Le Zenith, Paris, France
13.7.1992 Montreux Jazz Festival, Montreux, Switzerland
20.7.1992 Belga Beach Festival, De la Panne, Belgium
8.8.1998 Heitere Open Air Festival, Zofingue, Switzerland
15.8.1998 Centre Sportif, Differdange, Luxembourg [annulé]
16.8.1998 Markt Rock Festival, Leuven, Belgium
28.8.1998 Sporting Club « Salle des Etoiles », Monaco, Monaco
29.8.1998 Sporting Club « Salle des Etoiles », Monaco, Monaco
30.8.1998 Sporting Club « Salle des Etoiles », Monaco, Monaco
26.06.2011 Palais des Sports Paris, France
02.07.2011 L’Amphithéâtre Lyon, France
06.06.2018 Olympia, Paris, France
04.07.2018 Rockhal, Esch-sur-Alzette, Luxembourg
06.07.2018 Sporting Complex, Monte Carlo, Monaco
07.07.2018 Special Event: Hard Rock Café, Nice, France

Quelques ressources complémentaires sur la all starr band

Le livre: Ringo Starr: Le survivant de Dominique Grandfils: http://www.camionblanc.com/detail-livre-ringo-starr-le-survivant-1432.php

La database de Victor Baissait sur la all starr band: http://www.victorbaissait.fr/RingoStarrAndHisAllStarrBand/

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Livre Wings Live d’Adrian Allan

Adrian Allan n’est pas un inconnu pour les lecteurs d’ouvrages consacrés aux Beatles rédigés dans la langue de Shakespeare. L’auteur s’est déjà penché sur la carrière solo de sir Paul dans les deux tomes de « Paul McCartney After The Beatles A Musical Appreciation ».

Avec son nouveau livre « Wings Live On tour in the 70’s », Allan relate la fabuleuse épopée des années 70 illuminée par la musique de ce groupe formé par McCartney qui a atteint les sommets avec, notamment, cette formidable tournée de 1976.

Chaque tournée de Wings est ici évoquée, du tour des universités improvisé en 1972 au fiasco japonais de janvier 1980. Pour raconter chaque concert, l’auteur a retrouvé les témoins et s’appuie sur les enregistrements audio. Vous retrouverez ainsi les prestations françaises de la tournée d’été 1972 et le concert au Pavillon de Paris du 26 mars 1976 pour lequel j’ai modestement contribué en apportant quelques précisions de traduction à Adrian.

Le livre est illustré avec des photos en noir et blanc et regorge d’une multitude de renseignements qui raviront les nostalgiques de Wings. Une somme de 400 pages à consulter sans modération.

Vous pouvez contacter Adrian Allan via sa page Facebook ou commander le livre sur Amazon (27,94 €)

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Un timbre Paul McCartney

Le Royal Mail éditera un timbre à l’effigie de Paul McCartney le 28 mai prochain. Il aura une valeur de 72 pence (0,81 €)

La Poste britannique a décidé d’honorer l’ex-Beatle, la Légende du Roi Arthur, l’équipe nationale de rugby ou les véhicules de l’armée.

Le timbre qui illustre notre article date de 2007 et représente la pochette de Let It Be.

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McCartney III au sommet des charts

L’album McCartney III s’est placé en tête des ventes en Grande Bretagne, ce 25 décembre 2020. Beau cadeau de Noël pour Paul qui est parti prendre quelques jours de congé à St Barth.

Aux États-Unis, la jeune Taylor Swift lui barre la première place, mais le Billboard porte McCartney III en tête sur le classement à paraître le 2 janvier 2021.

En France, Paul McCartney n’entre qu’à la 17ème place d’un classement dominé par la compilation des succès d’Indochine et le disque de Jul qui entre à la deuxième place. AC/DC s’accroche à une belle troisième place après avoir atteint la première. Le piètre résultat de l’ex-Beatle peut s’expliquer par le fait que de nombreux fans ont commandé le disque directement sur le site officiel ou au Japon pour recevoir l’édition avec toutes les démos.

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Les Beatles et le hit-parade français

Cinquante ans après leur séparation, la musique des Beatles n’a pas pris une ride et leurs chansons restent des hymnes intemporels à travers le monde. John, Paul, George et Ringo ont dominé les années soixante au Royaume-Uni, aux États-Unis et dans les pays anglophones. Ce fut plus compliqué en France, avec la barrière de la langue et des traditions culturelles différentes.

En janvier 1964, les Beatles débarquent discrètement à Paris pour se produire à l’Olympia pendant trois semaines. En Grande Bretagne et en Scandinavie,  les Anglais provoquent déjà des scènes d’hystérie, mais en France, leurs premiers titres sont passés inaperçus. Les spectateurs qui se pressent boulevard des Capucines viennent applaudir Trini Lopez ou Sylvie Vartan, mais certainement pas ces quatre jeunes inconnus. Pourtant, les chanceux qui les découvriront pendant cette série de concerts seront conquis pour toujours.

C’est à Paris, que les garçons de Liverpool apprennent qu’ils tiennent leur premier numéro un aux États-Unis avec « I Want To Hold Your Hand ». La Beatlemenia a envahi la planète, mais, comme Astérix et son village gaulois qui résistent à l’envahisseur romain dans la bande-dessinée crée par Goscinny et Uderzo, en 1959, la France ne cède pas à cette musique venue de Liverpool. Pourtant, une partie de la jeunesse va adhérer au son des Fab Four et les concerts au Palais des Sports de juin 1965 provoqueront des débordements sévèrement réprimandés par la police.

Il faut attendre le 19 février 1966 pour voir les Beatles atteindre la première place du hit-parade français avec le 45 tours « Michelle » et détrôner « Le Folklore Américain » de Sheila ». Les astucieuses paroles écrites dans notre langue par Paul McCartney ont fait mouche. Le titre reste cinq semaines en tête et n’est délogé que le 26 mars par « Mon Credo » de Mireille Mathieu.

Les Beatles reviennent en force avec « Yellow Submarine » qui est numéro un le 1er octobre 1966 après le « Love Me Please Love Me » du jeune Michel Polnareff. L’état de grâce ne dure qu’une semaine, car le sous-marin jaune est délogé par Johnny Hallyday et « Noir c’est noir ». Dans son adaptation française, le submersible deviendra vert, pour une question de rime avec les interprétations des Compagnons de la Chanson et de Maurice Chevalier.

Les chansons anglo-saxonnes peinent à percer dans l’Hexagone. En 1967, Procol Harum tient le tube de l’été avec « A Whiter Shade Of Pale ». Le 9 septembre, Les Beatles reviennent au top avec « All You Need Is Love ». Mais Salvatore Adamo reprend la main avec « Une Larme Aux Nuages », avant le triomphe de « La Dernière Valse » de Mireille Mathieu.

En 1968, les Beatles sont battus par David McWilliams et « Days Of Pearly Spencer », les Moody Blues et leur « Nights In White Satin », la « Delilah » de Tom Jones, « Rain And Tears » des Aphrodite’s Child ou la « Monia » du Suédois Peter Holm. Les chansons de l’Album Blanc ne peuvent rivaliser avec « Le Temps des Fleurs » de Dalida ou « Ma Bonne Etoile de Joe Dassin. Les quatre garçons dans le vent ne font pas mieux, l’année suivante, dans un classement dominé par Joe Dassin, Rika Zaraï, Richard Anthony, David Alexandre Winter, « Le Métèque » de George Moustaki, « Que Je T’aime » de Johnny Hallyday qui reste seize semaines numéro un et Jean-François Michael avec « Adieu Jolie Candy ». En 1970, les Français restent insensibles aux dernières chansons des Beatles. Même « Let It Be » ne parvient pas à faire mieux que les Aphrodite’s Child  et « It’s Five O’Clock » ou le « Laisse-moi t’aimer » du jeune Mike Brant. En solo, George Harrison place « My Sweet Lord » à la première place du 16 janvier au 5 mars 1971.

L’hymne pacifique de Lennon « Imagine » n’atteint que la treizième place du classement. L’année suivante, un Ringo est au sommet, mais pas le batteur des Beatles. Il s’agit du français Guy Bayle qui deviendra le mari de Sheila.

Aucun autre titre, des quatre musiciens en solo ne parviendra à retrouver la tête du classement. Au décès de Lennon, le public français préférera « Woman In Love » de Barbra Streisand au « Woman » de John qui n’atteindra que la 21ème place du hit-parade.  Les Beatles n’auront donc placé que trois chansons en tête du hit-parade francophone (+ Harrison en solo). C’est bien peu et cela s’explique également par le manque d’information du public à une époque bien différente de la notre. Heureusement, qu’au fil des décennies, l’engouement du public français n’a cessé de croître pour ce groupe de légende.

Dominique Grandfils

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Paul raconte McCartney III

Paul McCartney vient de publier son nouvel album tant attendu par ses fans. Ces derniers jours, il s’est confié à plusieurs journalistes pour parler de cet opus particulier. Nous avons compilé une synthèse de ces entretiens, réalisés pour la plupart en anglais, pour permettre à tous de mieux appréhender cette oeuvre.

Confinement

En mars, j’étais confiné et j’ai commencé à peaufiner des chansons et d’autres choses en pensant que c’était pour mon plaisir personnel. Puis, j’ai eu rapidement onze ou douze titres et c’était comme : « Oh, ce serait probablement un album. » Le fait que je n’avais pas considéré que je le faisais, ça a rendu les choses meilleures et plus fun.

J’ai cherché la dernière chanson que j’avais écrite et j’ai fait ça. J’ai réalisé qu’il y avait certaines chansons à moitié travaillées, donc j’ai commencé à les finir. Et puis il y avait celles que je n’avais jamais touchées, que j’avais écrites il y a un an à peu près, et j’ai aimé revenir à ces chansons, parce que ce n’était pas pour rien. Et ça sentait le fait-maison.

J’étais dans le Sussex, avec Mary et sa famille, pendant le confinement. Mary est une grande cuisinière et j’attendais toujours un plat succulent. Les enfants jouaient dans la pièce et l’un d’eux me demandait : « Qu’as-tu fait en studio aujourd’hui ? ». Je sortais mon téléphone, je le connectais à une enceinte et je leur jouait le morceau. Donc, ils ont eu le nouvel album en avant-première, au jour le jour. C’était plus amusant. Comme si je ne le faisais que pour eux.

J’ai la chance d’avoir un studio à vingt minutes de chez moi. Je n’avais qu’à m’y rendre avec mon ingénieur du son, Steve, et Keith qui se charge de mon matériel. On était très prudents, on gardait nos distances. On a fait le disque à trois.

Avec Steve et Keith.

Long Tailed Winter Bird

J’avais commencé un projet avec Geoff Dunbar qui avait réalisé un court-métrage d’animation. Il m’a demandé si je pouvais composer un instrumental pour les génériques de début et de fin. Je suis allé en studio pendant une demi-heure et j’ai conçu cela rapidement. Puis, j’ai continué à jouer et ça a donné « Long Tailed Winter Bird ».

Find My Way

J’avais trouvé facilement le refrain : « Well, I can find my way, I know my left from right Because we never close, I’m open day and night ». C’était très encourageant pour la suite. Après, j’avais un truc un peu foireux. L’idée d’aller en vacances avec quelqu’un. Ça n’a pas marché et elle est partie. C’était nul ! Ensuite, je l’ai reprise et c’était meilleur.

Pretty Boys 

C’est au sujet de mannequins hommes qui poursuivaient un photographe renommé en justice parce qu’il avait été trop entreprenant pendant les sessions. Je ne sais pas à quel point, mais j’ai assisté à quelques shootings et le photographe peut rapidement devenir fou. Quand je me baladais dans une rue de New York, j’ai vu une grande file de vélos à louer et j’ai pensé que c’était une bonne idée : « Here come the pretty boys, objects of desire, a line of bicycles for hire. » L’idée de ces modèles hommes à louer.

The Kiss Of Venus

C’est un ami qui m’a passé un bouquin un peu hippie, tout à fait fascinant parce que ça parle des mouvements des planètes. La Terre, Vénus, Mars, la Lune… Et dans le livre, on voit que si on suit les orbites de ces planètes sur la durée, cela donne des trajectoires tout à fait fascinantes. Il y en a en forme de fleur de lotus et c’est quelque chose d’un peu magique. Ce bouquin m’a passionné et je le lisais quand j’ai commencé la chanson. Je parcourais le livre pour y trouver des idées et je suis tombé sur l’expression « Le baiser de Vénus ». C’est le moment où la Terre se rapproche le plus de Vénus. J’ai trouvé que c’était une bonne idée de chanson. C’était intéressant parce que je l’ai jouée directement à la guitare acoustique et j’étais heureux de la façon dont elle a évolué.  

Lavatory Lil’

C’est une chanson qui parle des gens qu’on n’aime pas, avec lesquelles on ne s’entend pas. Dans nos vies, on a rencontré des gens comme ça. Ce titre ne parle pas d’une personne en particulier. C’est un personnage fictif, mais j’aime bien cette idée de quelqu’un qu’on appelle la « Lil’ des sanitaires ». Ça me fait penser à une chanson de John, « Polythene Pam ». Je suis parti d’une demi idée d’un personnage et à partir de là, j’ai créé une autre fiction.

Seize The Day

Sur ce disque, j’écrivais une chanson et, soudain, ça s’est mis à sonner très Beatles. Je me suis demandé : « Ne devrais-je pas suivre ce chemin ? Ça va être trop Beatles ! » Et tu dis : « Ecoute, compose simplement ! » Et cette chanson, c’est « Seize The Day ». Ça fait très Beatles, mais les Beatles n’existent plus.

Women And Wives

Je l’ai écrite quand j’étais à Los Angeles. Je venais de finir le livre consacré à l’artiste de blues Lead Belly. J’étais dans une humeur bluesy et je jouais quelques accords simples au piano. J’ai commencé et c’était du blues. C’est probablement ma chanson préférée. Sur celle-ci, je joue avec la contrebasse de Bill Black, le musicien d’Elvis Presley.

Slidin’

Slidin’ est née pendant un soundcheck à Dusseldorf. J’ai commencé à jammer et ce riff est arrivé. Je l’ai aimé et on l’a développé. Je me suis dit que je devais en faire quelque chose. On l’a enregistré avec le groupe pour Egypt Station, mais ça n’allait pas. Ce n’était pas abouti. J’ai changé quelques trucs, j’ai ajouté des paroles et c’est devenu cela.

Deep Down

C’était juste une jam. J’avais un rythme et des accords que j’aimais, mais pas trop d’idée. Mais j’avais ce truc : « Get deep down, wanna get deep down. » Je ne sais pas trop ce que j’entends par « Deep Down », sauf que je veux une relation profonde avec une personne. Il y a des chansons, tu ne sais pas trop où tu vas. Tu as une moitié d’idée et tu apprécies juste le groove et, pour celle-ci, c’était vraiment ça. Je pensais à des idées au fur et à mesure.

Deep Deep Feeling

C’est l’une des chansons que j’avais commencée l’an dernier et dont je me disais que je pourrais l’améliorer si j’avais la chance d’aller au studio et d’en faire quelque chose. Sur ce morceau, j’étais fasciné par cette idée de ce sentiment très profond quand tu aimes quelqu’un si fort que cela te fait presque du mal. C’était le point de départ, mais après l’avoir commencé, je me suis dit que ce ne serait certainement pas un single de trois minutes. Je ne voulais pas que ça s’arrête, je souhaitais que ça continue pour toujours. Il y avait des passages qui me paraissaient ennuyeux, alors je leur injectais un solo de guitare, des boucles audio ou du mellotron. Puis, j’ai pensé que je devais en couper une partie et, au moment de le faire, je l’ai réécoutée et j’ai pensé : « Tu sais quoi ? J’aime ça, je ne vais pas y toucher.»

Pochette

Je me suis dit : « Si ça doit s’appeler « McCartney III », on peut juste avoir un 3 normal, ou en chiffres romains. Mais comment symboliser le 3 ? ». Et j’ai pensé au dé et c’était assez cool. Puis, cette idée que ce serait un vrai dé qui serait en diagonal. Et je voulais juste noter « McCartney » et avoir le dé. J’ai contacté mon ami Ed Ruscha, un grand artiste et sa spécialité ce sont les caractères. Et il a créé celui-ci pour moi.

Dernier disque ?

Tout ce que je fais est supposé être le dernier. Quand j’ai eu 50 ans – « C’est sa dernière tournée » et c’était : « Vraiment ? Oh, je n’aime pas ça. » C’est toujours la rumeur qui tourne, mais ça va. Quand on a fait « Abbey Road », j’étais mort, alors le reste c’est du bonus.

Compilé par Dominique Grandfils pour Maccaclub (sources : BBC 2, NBC, NME, France Inter, Rolling Stone)

Avec ses filles et Idri Elba qui l’a interviewé pour BBC2.
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Paul McCartney revient sur la séparation des Beatles

Le journal 20 Minutes revient sur la séparation des Beatles et s’appuie sur une déclaration récente de Paul McCartney au Sunday Times, suite à la nouvelle version du film Let It Be qui sera disponible l’été prochain.

En effet, le réalisateur du Seigneur des Anneaux s’est plongé dans les dizaines d’heures d’images et d’enregistrements audio souvent inédits issus des sessions de Let It Be. Autant d’archives à même de réconcilier Paul McCartney avec sa propre mémoire.

« On s’aimait les uns les autres…

« Au fond de moi, j’avais toujours l’idée que ça ne s’était pas passé comme ça, mais j’avais besoin de voir des preuves. Il y a une super photo qu’a prise Linda. C’est ma préférée et on me voit avec John en train de travailler sur une chanson, rayonnants de joie. (…) Ça me rappelle juste que – même si on avait des différends, comme dans toute famille – on s’aimait les uns les autres et, vous savez, ça se voit dans le film », a expliqué Paul McCartney.

Le bassiste des Beatles omet de préciser que, certes il y eu de bons moments pendant ces sessions, mais aussi le clash avec George Harrison qui rentra chez lui après une altercation avec lui. Des tensions supplémentaires sont arrivées dans le groupe après le tournage, quand ses trois acolytes ont décidé, sans son accord, de confier le poste de manager à l’Américain Allen Klein. A partir de février 1969, Paul va se retrouver en minorité et la situation va devenir très compliquée. Cela n’empêchera pas les Fab Four de retourner en studio pour la création de l’album Abbey Road. Et c’est bien John Lennon qui annoncera à ses camarades qu’il ne veut plus être un Beatle, en septembre 1969.

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Chronique de McCartney III

L’équipe de Maccaclub a eu la chance de pouvoir écouter ce McCartney III qui marque le retour de Paul dans son studio en mode confinement, lui qui n’avait pourtant pas prévu de donner une suite aux deux premiers. Le virus aura au moins servi à ça.

Cette voix devenue si fragile au fil du temps, s’est patinée, flirte parfois avec la justesse au gré des chansons, mais Macca s’en sort toujours mieux dès qu’il s’agit de lever le ton. On peut remarquer, ça et là, quelques effets sur celle-ci. 

Un album qui oscille entre les sonorités actuelles, expérimentales (Long Tailed Winter Bird, Deep Down), la pop proche des albums Chaos and Creation et Egypt Station (Deep Deep Feeling, Seize The Day et FInd My Way), le rock (Lavatory Lil et Slindin’), le côté acoustique, limite folk (Pretty Boys, The Kiss of Venus) et le Macca pur jus (Winter Bird/When Winter Comes) avec une voix de 1992 qui tranche avec l’ensemble. Tout le monde y trouvera son compte.

1. Long Tailed Winter Bird
Un morceau quasi instrumental de plus de cinq minutes, un extrait de 30 secondes a été inclus dans la vidéo de présentation de l’album et donne un très bon résumé du morceau en lui même. Il s’agit d’un thème qui se répète à un peu à la manière du morceau « Squid » (qu’on retrouve en bonus de Flaming Pie dans Oobu Joobu) sans la progression instrumentale. Cela peut paraître un peu long/répétitif.

2. Find My Way

Un morceau dont la Coda a été incluse dans une vidéo de promotion des différentes versions de l’album. Cette coda donne au moins une idée globale du morceau, contrairement aux 30 secondes de « Long Tailed Winter Bird ». Pour faire taire les esprits-chagrins qui critiquent sa voix vieillissante, Macca va encore chercher dans les aigües. Et sans problème. Ce morceau très entraînant qui aurait pu figurer sur Egypt Station, pourrait parfaitement devenir un single.

Les paroles : « I can’t find my way, I know my left and right, cause we’re never closed, I’m open days and night. I know my way around, I walk toward the light, I’m open round the clock, I don’t get lost at night »

3. Pretty Boys

Une ballade à la guitare acoustique avec une voix posée. En écoutant les premières notes à la guitare on pense immédiatement à « Early Days » ou « Happy With You ». 

« You can look but better not touch. Here comes the pretty boys they gonna set your world on fire. Object of desire, preaching to the choirs »

4. Women and Wives

Également une ballade, mais au piano dans laquelle Paul met à l’épreuve sa voix sur  ce message aux femmes, épouses, maris, amants, mères, hommes, sœurs et frères. Pas de quoi réellement s’inquiéter : la voix est en place.

“Hear me women and wives / Hear me husbands and lovers / What we do with our lives / Seems to matter to others”

5. Lavatory Lil

Un blues-rock des plus conventionnels sur lequel Paul vocalise à merveille,  avec des chœurs qui reprennent parfois la voix principale : « Look at for Lavatory Lil », « Watch out for Lavatory Lil », « That’s it for Lavatory Lil ». L’intro fait penser un peu à celle d’ “Helen Wheels” Paul évoque quelqu’un qui devient un poids, un fardeau. Derrière cette  « Lil’ des toilettes » se cacherait l’ex-épouse de Paul : Heather Mills. Une vengeance musicale longuement mûrie ? 

6. Slidin’

Un morceau presque encore plus rock que « Lavatory Lil » qui commence par une introduction de 30 secondes à la guitare. Une pièce plus expérimentale et puissante avec des voix en retrait et une voix criante qui nous dit « Slidin’ through the air »

7. Deep Deep Feeling

Long morceau de plus de huit minutes riche en sonorités. Paul joue également avec sa voix pour exprimer ces émotions et ce sentiment si profond quand on aime quelqu’un. Cette pièce à l’atmosphère mystérieuse commence quasiment a capella (juste un peu de batteries pour accompagner la voix de Paul). Une partie de la mélodie, les « Hey, hey », les chœurs, la voix principale semblent sortie de l’album Chaos and Creation In The Backyard  (ex: Riding To Vanity Fair, I want You To Fly [Face B]). Il y a des répétitions à la fin qui font penser à « Wish You Were Mine » dans « Twenty Five Fingers » mais en bien plus lent, ou à celles de « Despite Repeated Warning » puis un faux ending : le morceau s’arrête, Paul disant « Go Away » puis « Stay » à plusieurs reprises et reprend avec les paroles du début à la guitare acoustique. 

8. The Kiss of Venus

Aux premières notes, on reconnaît « Packed With Illusions », une démo jouée pour le podcast « sodajerker » en 2018, d’ailleurs les mots « Packed With Illusions » ont été conservés. Il ne serait pas étonnant que cette démo se retrouve en bonus d’une des versions de l’album contenant des démos. Il s’agit d’une ballade acoustique, qui peut faire penser à « A Certain Softness ». Paul va chercher les notes très haut. Du classique comme on l’aime. 

9. Seize the Day

« I don’t care to be bad, I prefer to think twice », « I don’t care to wrong, I don’t care to be right ». Un morceau très charmantqui pourrait lui aussi faire office de single.Paul retrouve les claviers pour une douceur pop qui donne envie de profiter du présent (seize the day).

« Il y a cette chanson appelée “Seize The Day” qui fait écho à la pandémie que vous connaissez, «When the cold days come we wish that we had seized the day», ce genre de choses, comme si c’était juste pour me rappeler et pour quiconque écoutait que vous savez que vous feriez mieux de saisir les bonnes choses et, vous savez, d’essayer de traverser cette pandémie. Cela m’a certainement aidé, vous savez. »

10. Deep Down

Un long morceau riche en sonorités. McCartney démontre une nouvelle fois ses capacités de multi-instrumentiste avec classe et prouve qu’il possède le groove.

« I wanna get deep down, I wanna do it right, I wanna look around and spend the time tonight »

11. Winter Bird/When Winter Comes

Medley entre deux chansons, une reprise très courte de 24 secondes: « Long Tailed Winter Bird » puis le morceau de « When Winter Comes » dans sa version d’origine de 1992. Un morceau acoustique enregistré le 3 septembre 1992 avec « Calico Skies » et « Great Day » qui se retrouveront sur l’album Flaming Pie (Paul a d’ailleurs hésité à mettre le morceau dans le remaster/deluxe de Flaming Pie). On connaît son existence depuis des années, mais on peut enfin le découvrir après plus de vingt-cinq ans d’attente. Une belle façon de terminer l’album par quelque chose de très différent du reste mais qui reste très cohérent avec l’ensemble. Le concept d’un morceau qui est repris peut faire penser à « Venus And Mars » et « Venus And Mars (Reprise) » ou encore à « Opening Station, Closing Station » sur Egypt Station.

Paul explique à Loud And Quiet magazine au sujet de ce morceau : « C’est juste moi. J’ai fait un morceau qui s’appelait « Calico Skies » il y a quelques années que George [Martin] a produit. Et en même temps, parce que j’étais en studio et que j’avais une minute de plus, j’avais cette autre chanson, alors j’ai dit: laissez-moi faire celle-ci. C’était « When Winter Comes », et je mentionne George parce que c’était sur une session produite par George Martin, mais c’est juste moi à la guitare. Cela allait presque être un bonus supplémentaire qui allait être sur une réédition de Flaming Pie mais je venais de lire ce super livre sur Elvis, « Last Train to Memphis », et il mentionnait une chanson et ça disait que vous ne l’aviez probablement jamais entendue parce qu’elle était enterrée en bonus sur la face B d’un album. J’ai pensé, non, je préfère avoir ce morceau comme piste. »

Version Japonaise
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Macca

L’ours Rupert a 100 ans.

Rupert, le petit ours blanc, a fêté ce 8 novembre 2020 ses 100 ans ! La chanson ‘We All Stand Together’ a été enregistrée entre le 31/10/80 et le 03/11/80 aux Studios Air de Londres avec les King’s Singers et le St. Paul’s Boys Choir. Le single vient d’être réédité.

Voici la vidéo qui a été mise en ligne sur le site de Paul McCartney :

Et la reprise par les élèves du Liverpool Institute approuvée par Paul McCartney :