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Paul McCartney reprend les tournées.

Depuis quelques heures, des rumeurs de tournée américaine se répandaient sur la toile. Paul McCartney a donc officialisé l’information en dévoilant les dates de son périple du printemps.

Près de deux ans après l’annulation du tour européen, Paul débutera le 28 avril à Spokane dans l’état de Washington. Cette série de concert s’achèvera juste avant son 80ème anniversaire qui sera célébré le 18 juin prochain.

Les fans français et européens espèrent que ce Got Back Tour passera par chez eux. Pourquoi pas à l’automne prochain ?

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Get Back au cinéma

Après la diffusion du documentaire Get Back sur la Disney +, les fans des Beatles vont pouvoir revivre le fameux concert sur le toit du 30 janvier 1969, dans les cinémas IMAX. Pendant un peu plus d’une heure, les spectateurs vont se retrouver dans la fraîcheur londonienne avec John, Paul, George, Ringo et Billy Preston. Une expérience à ne pas manquer à partir du 23 février.

Malheureusement, le nombre de salles est limité. Voici la liste des villes :

Archamps, Aubiere, Conflans Sainte Honorine, Grand Quevilly, Ivry sur Seine, La Valette du Var, Labege, Les Pennes Mirabeau, Lieusaint, Disney Village, Montpellier, Paris (Pathé La Villette), Saran, Thillois, Tours et Vaulx en Velin.

Le lien pour réserver vos places :

The Beatles : Get Back – The rooftop concert – Sortie, E-Billet, Bande-annonce – Cinémas Pathé Gaumont (cinemaspathegaumont.com)

Le DVD et le BlueRay de Get Back devrait être disponible courant mars 2022.

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Réédition de Wings Wildlife en vinyle

Après le charme éclectique et l’intimité de l’album solo McCartney de 1970 et de l’album pop RAM de 1971, attribué à Paul et Linda McCartney, Wild Life a permis à Paul de redéfinir une fois de plus son identité créative post-Beatles, cette fois en tant que membre fondateur de Wings. L’ambition de l’ex-Beatle était avant tout de constituer un groupe pour retrouver la scène et en finir après plus de cinq de frustrations. Wild Life a été enregistré en à peine plus d’une semaine, avec plus de la moitié des chansons capturées en une seule prise. Le résultat final est constitué de huit chansons allant de joyeux jams endiablés à de la pop délicieuse en passant par des réflexions introspectives dépouillées – toutes hérissées d’une énergie brute, déchiquetée, semblable à celle du plus grunge des groupes de garage – que ce soit sur l’ouverture « Mumbo », une réimagination reggae de « Love Is Strange » de Mickey & Sylvia, la sucrerie pop « Tomorrow » ou la ballade plaintive et déchirante « Dear Friend ».

Cette nouvelle version vinyle est proposée en version half speed à partir des bandes originales de 1971. De quoi ravir les maniaques du son.

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Un Concert sur le toit.

À l’occasion du 53ème anniversaire du concert des Beatles sur le toit de Apple à Saville Row le 30 janvier 1969, plusieurs événements viennent d’être annoncés.
À commencer par sa diffusion le 28 janvier 2022, en streaming sur différentes plates-formes (déjà disponible sur YouTube), mixé en stéréo et Dolby Atmos par Giles Martin et Sam Okell, dont voici les titres :

‘Get Back’ (Take 1)
‘Get Back’ (Take 2)
‘Don’t Let Me Down’ (Take 1)
‘I’ve Got A Feeling’ (Take 1)
‘One After 909’
´Dig A Pony’
‘Jam/extrait de « God Save The Queen’ (interlude avec changement de bande)
‘I’ve Got A Feeling’ (Take 2)
‘Don’t Let Me Down’ (Take 2)
‘Get Back’ (Take 3)

Par ailleurs le Rock & Roll Hall of Fame annonce une exposition intitulée ´The Beatles : Get Back to Let It Be’ à partir du 18 mars 2022 jusqu’au mois de mars 2023.

Sur YouTube, Norah Jones a publié vendredi 28 janvier 2022, deux vidéos de performance hommage de chansons des Beatles de l’album ‘Let It Be’ récemment filmées avec son groupe sur le toit de l’Empire State Building à New York. Les deux performances, ‘I’ve Got A Feeling’ et ‘Let It Be’.

Également ce 28 janvier, sur la radio SiriusXM, The Beatles Channel, une émission intitulée ‘The Rooftop Concert Special » présentera l’intégralité de la performance sur le toit des Beatles avec les commentaires de l’historien, auteur et producteur de radio des Beatles, Kevin Howlett.

Samedi 29 janvier 2022, sur YouTube, The Beatles LOVE du Cirque du Soleil proposera une vidéo hommage à la performance des Beatles sur le toit du titre ‘Get Back’ (LOVE Version).

Enfin dimanche 30 janvier 2022, aux États-Unis et au Royaume-Uni, les cinémas IMAX proposeront ‘The Beatles : Get Back-The Rooftop Concert’, un long métrage de 60 minutes du dernier concert des Beatles sur le toit, après une série de questions-réponses exclusive avec le cinéaste.

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Maccaclub a 8 ans !

Ce mardi 11 janvier 2022, Maccaclub célèbre ses huit ans d’existence. Le temps passe vite quand nous partageons la même passion pour notre cher Paul et la musique des Beatles.

L’année 2021 fut compliquée avec cette pandémie qui ne veut pas nous laisser tranquilles, mais le dernier trimestre fut intense avec la réédition de Let It Be, le documentaire Get Back et le livre de McCartney avec les paroles de ses chansons. Dans cette période où règne l’inconstance, l’équipe de Maccaclub est toujours mobilisée pour vous fournir les informations essentielles concernant la planète Beatles. Je remercie chaleureusement Patrick, Victor, Carl et Jean-Luc pour leur sérieux et leur réactivité. Si le virus nous le permet, nous nous retrouverons pour des évènements comme le week-end Beatles du Creusot, en mai et au Beatles Day de Mons, en octobre. Et pourquoi pas à l’occasion d’un concert. Un grand merci à vous tous pour rester fidèle à Maccaclub, sur le site ou sur les réseaux sociaux. Vous êtes toujours plus nombreux et cela nous fait très plaisir.

Bonne année à tous. Prenez soin de vous.

Dominique Grandfils

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Bonne Année 2022 à tous !

Toute l’équipe de Maccaclub vous souhaite une excellente année 2022. En espérant que la pandémie disparaisse et que nous puissions vivre ensemble de beaux moments musicaux.

2021 a été marquée par la réédition de Let It Be, le sublime film Get Back et le magnifique livre de Paul McCartney avec ses plus belles chansons. Cette année marquera le soixantième anniversaire des grands débuts discographiques des Beatles avec le single Love Me Do. Notre cher Paul fêtera ses 80 ans avec, pourquoi pas, une nouvelle tournée. Nous l’attendons tous. Happy 2022 !

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Livre : The Beatles Dictionnaire inattendu de J.E. David

Après le récent livret consacré à l’album Let It Be, les Editions AO – André Odemard nous propose un nouvel ouvrage consacré aux Fab Four. Jean-Etienne David a concocté un Dictionnaire inattendu des Beatles, un voyage multicolore dans l’univers de notre groupe favori.

L’auteur a vécu une bonne partie de la Beatlemania puisqu’il avait treize ans en 1964 et se rendait en Angleterre chaque été. La bande-son de l’adolescent fut rythmée par les albums de John, Paul, George et Ringo. C’est un passionné qui a souhaité partager son amour pour les quatre de Liverpool.

Il ne s’agit pas ici d’une encyclopédie comme celle de Bill Harry, ou du dictionnaire de l’ami Jean-Louis Polard qui proposait 1802 mots pour apprendre l’anglais. David a sélectionné deux à quatre références par lettre de l’alphabet, de A Hard Day’s Night à Zak (Starkey) en passant par Forthlin Road, Martha My Dear ou Yer Blues. L’auteur s’appuie sur une solide base documentaire et n’hésite pas à glisser quelques citations pour appuyer son propos.

L’ensemble est agréable à parcourir et s’avère très utile pour l’auditeur avide de découvrir ce qui se cache derrière les chansons des Beatles. Un cadeau idéal à placer sous le sapin de Noël.

The Beatles Dictionnaire inattendu de J.E. DAVID (Editions AO – André Odemard 22 €)

Pour découvrir des extraits et commander le livre, vous pouvez vous rendre sur le site de l’éditeur :

The Beatles : dictionnaire inattendu – De A comme A Hard Day’s Night à Z comme Zak – J.E. David (EAN13 : 9782382000182) | Éditions AO – André Odemard – Maison d’édition indépendante (ao-editions.com)

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La magie Get Back

Le documentaire Get Back est enfin disponible sur Disney +, au grand désespoir de tous les fans qui ne peuvent accéder à cette plateforme (on peut cependant le trouver sur des sites de partage). Le réalisateur Peter Jackson a consacré quatre ans de sa vie pour visionner les soixante heures de rushes et cent-cinquante d’enregistrements audio. Il nous en restitue trois épisodes exceptionnels de qualité et d’émotion.

Après un résumé de la carrière des Beatles, le film débute par un plan d’un grand studio vide de Twickenham. Nous sommes le mardi 2 janvier 1969, Mal Evans commence à installer le matériel avec son équipe. Puis George, John et Ringo se retrouvent et se souhaitent une bonne année. Paul les rejoint sous l’œil de Shyamsinder Das, jeune bouddhiste assis dans un coin du studio et de l’inévitable Yoko Ono.

On a prévu deux concerts les 19 et 20 janvier dans le studio qui accueillerait du public. Le challenge consiste à écrire quatorze chansons inédites pour l’occasion. Mais très vite, Harrison constate que l’acoustique du lieu est déplorable. Le réalisateur Michael Lindsay-Hogg propose alors de déplacer les concerts en extérieur, et pourquoi pas en Lybie, dans un théâtre romain ? Tout cela semble bien confus et incertain. Quel plaisir d’entendre les chansons prendre forme ou se créer comme « Get Back » qui nait d’un riff de basse Höfner sous nos yeux. Et que dire de ces moments de détente quand les quatre jouent des reprises dans la bonne humeur. Mention spéciale à John qui maîtrise le thème du film « Le Troisième Homme » composé par Anton Karas. On est frappé, mais pas surpris, par la complicité entre Lennon et McCartney. Certes, les deux hommes ne composent plus ensemble, mais ils se cherchent en permanence pour solliciter le petit détail qui va tout changer. Une véritable équipe de songwriters comme le soulignera George Martin plus tard dans ce premier épisode. George Harrison se sent plus à l’écart et la frustration gagne du terrain. Elle éclate au détour d’une discussion autour d’un morceau. Paul lui fait remarquer qu’il ne cherche qu’à l’aider mais qu’il a l’impression de l’ennuyer. George rétorque qu’il ne l’ennuie plus du tout. Macca essaye de se détourner des caméras et micros pour exprimer sa peur de jouer les chefs et tente encore de dédramatiser la situation. Harrison finit par lui dire qu’il jouera tout ce qu’il veut ou qu’il ne jouera pas s’il Paul ne le désire pas. Cette scène figurait sur le film « Let It Be », mais ici, nous découvrons la suite de la conversation avec encore une fois Macca qui cherche à désamorcer la bombe qui couve.

Le 9 janvier, Linda Eastman accompagne Paul pour prendre quelques photos. Elle a 27 ans et est belle comme un cœur. McCartney improvise les premières bribes de « Another Day » et de « Golden Slumbers ». Il cherche les paroles de « The Long And Winding Road » et bénéficie de l’aide de Mal Evans qui lui suggère quelques mots qui seront conservés, ou pas. On retrouve le bon Mal qui a récupéré un marteau et une enclume pour accompagner le groupe sur « Maxwell’s Silver Hammer ».

Le matin du septième jour de répétition, après une énième version de « Two Of Us », George lâche «  Je pense que je quitte le groupe maintenant. ». Il suggère à John et Mal Evans d’écrire au NME pour trouver un remplaçant et s’en va avant la pause déjeuner. Pour Lennon, le remplaçant pourrait être Eric Clapton.  Réduit à un trio, les Beatles continuent à répéter et laisse Yoko Ono pousser des cris dans le micro. Mais à la fin de la journée, ils s’accordent pour tenter de convaincre Harrison de revenir. Ainsi s’achève le premier épisode.

Au début du second volet, George n’est pas revenu et Paul exprime clairement au cours d’une discussion avec Ringo, Linda, le réalisateur, Neil Aspinall et Mal Evans que la présence de Yoko Ono a clairement changé l’atmosphère dans le groupe et a modifié la proximité de ses membres. On le sent très affecté par l’éventualité d’une rupture des Beatles. S’en suit une conversation à la cafétéria entre John et Paul enregistrée à leur insu. Lennon reproche à McCartney son ton trop dirigiste des derniers mois et sa façon d’imposer ses arrangements sur les chansons.

Le 15 janvier, les Beatles se retrouvent chez George et décident de donner une autre direction au projet. Les concerts pour la télévision sont abandonnés. Et les répétitions sont déplacées dans le nouveau studio installé dans les locaux d’Apple à Saville Row. Quand Glyn Johns et George Harrison découvre le matériel bricolé par Magic Alex, ils sont très inquiets. Beaucoup trop de distorsion et de sifflements. George Martin est appelé à la rescousse pour fournir un équipement décent.

Plus à l’aise dans leurs locaux, les Beatles travaillent dans la bonne humeur. Plus particulièrement John qui déstructure « Don’t Let Me Down » et fait des grimaces à la caméra. Billy Preston passe à l’improviste pour dire bonjour et se retrouve embauché pour jouer des claviers. Il va illuminer les sessions par son sourire, son talent et devenir un cinquième Beatle. On assiste ensuite à l’incroyable finalisation du morceau « Get Back ». Un vrai travail d’équipe avec un George motivé. Puis, on abandonne la basse pour « Two Of Us » et on opte pour des guitares acoustiques afin d’atteindre le résultat final.

Le projet d’un concert en public devient quasiment impossible à planifier en quelques jours. Ce sont Michael Lindsay-Hog et Glyn Johns qui vont suggérer l’idée de jouer sur le toit de l’immeuble Apple. A la fin de ce second volet, on assiste à la naissance de « Let It Be » déjà bien structuré dans l’esprit de Paul.

Au début du troisième épisode, George aide Ringo à compléter « Octopus’s Garden » sous l’œil de George Martin. Heather, la fille de Linda vient mettre un peu plus de gaité dans le studio. Surtout quand elle pousse des cris dans le micro comme Tante Yoko. Il reste trois jours avant que les Beatles ne se produisent sur le toit de leur immeuble. Harrison travaille sur « Old Brown Shoe » avec Billy Preston, McCartney et Starkey. John délire pas mal sur « Get Back » avant que Paul lui rappelle que le temps c’est de l’argent. La finalisation du morceau n’est pas évidente, mais l’une des prises figurera sur l’album. La météo vient contrarier la production qui repousse le concert au 30 janvier.

Alors que Paul s’est absenté pour un rendez-vous, John parle d’Allen Klein à Ringo et George. On le sent fasciné par ce manager qui vient pourtant de se faire remercier par les Rolling Stones. Bien qu’ayant passablement bu une bonne quantité de vin blanc, les Beatles et Billy Preston parviennent à reproduire la prise de « Don’t Let Me Down » qui figurera en face B du 45 tours « Get Back ». En fin de journée, ce 27 janvier 1969, le groupe rencontre Allen Klein. A deux jours du concert, on retrouve les musiciens en plein doute avec l’impression de n’avoir aucune chanson réellement terminée.

Le 30 janvier, 21ème jour de tournage, les caméras sont installés sur le toit et sur les immeubles voisins, mais les Beatles ne sont pas encore décidés à jouer. Ils se réunissent pour en parler. Finalement, ils  acceptent et commencent à jouer « Get Back » dans le froid londonien. Alors que les gens commencent à s’agglutiner dans les rues et que les plus audacieux ont tenté de prendre de la hauteur, une seconde prise de « Get Back » est captée. Deux policiers ne tardent pas à entrer dans l’immeuble après une trentaine de signalements pour tapage. Mal Evans tente de gagner du temps pour permettre l’interprétation de « Dig A Pony » qui figurera sur l’album. Le plaisir dure avec ‘I’ve Got A Feeling » alors que les passants sont de plus en plus nombreux quelques mètres plus bas et que les policiers finissent par être autorisés à monter vers le toit pour voir le groupe entonner « Don’t Let Me Down ». Les Bobbies n’osent pas interrompre les musiciens et parlementent avec Mal.  Une dernière version de « Get Back » est perturbée par la situation et quelques fausses notes. Paul improvise des paroles qui évoquent le fait de jouer et de se faire arrêter. Quel bonheur de voir tout le monde réuni pour réécouter les chansons. Ça transpire d’harmonie. L’histoire s’achève le 31 janvier 1969 avec quelques prises supplémentaires dont celle de « Two Of Us » et « Let It Be » qui figureront sur l’album.

Get Back reste disponible sur Disney + avant une sortie en DVD/Blueray avec quelques heures supplémentaires en bonus.

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The Beatles :Let It Be L’album maudit ?

L’automne 2021 est placé sous le signe de « Let It Be » avec la réédition du dernier album commercialisé par les Beatles au printemps 1970, ainsi que du livre et du film « Get Back » reconstitué par le réalisateur Peter Jackson (Disney + le 25/11/2021).

Jean-Luc Tafforeau, valeureux éditeur lyonnais et auteur d’ouvrages consacrés à McCartney puis Lennon et d’un livret sur l’album « Abbey Road » récidive avec ce « Let It Be l’album maudit ? ».

En quarante pages, et à partir d’une bibliographie solide, Jean-Luc se penche sur les douze plages de ce disque accouché non sans douleur et qui marqua le fin du plus grand groupe de l’histoire de la musique populaire.

Tafforeau se montre sévère avec Two Of Us, « morne ouverture pour un album des Beatles » et plus admiratif pour Across The Universe, « l’une des rares chansons spirituelles, avant Imagine » et Let It Be « qui s’achève sur un majestueux accord de do majeur, un brin grandiloquant ». Il dissèques les autres chansons pour renouveler le plaisir d’écoute du lecteur.

Ce livret au prix très raisonnable qui vient garnir une belle collection Beatles qui n’en finit pas de s’étoffer, ravira les fans moins fortunés mais toujours avides d’informations sur les Fab Four. Ainsi soit-il.

The Beatles : Let It Be L’album maudit ? de Jean-Luc Tafforeau Editions AO -André Odemard. 9,90 euros. Lien ci-dessous pour le commander :

The Beatles : Let It Be, l’album maudit ? – Genèse de l’album et analyse des chansons – Jean-Luc Tafforeau (EAN13 : 9782382000151) | Éditions AO – André Odemard – Maison d’édition indépendante (ao-editions.com)

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Paul McCartney Paroles & souvenirs de 1956 à aujourd’hui

Maccaclub a eu le privilège de découvrir les soixante premières pages du superbe livre « Paul McCartney Paroles et souvenirs de 1956 à aujourd’hui » qui sera publié le 4 novembre 2021 (Editions Buchet Chastel).

Superbe objet de 870 pages regroupées en deux volumes et richement illustrées par des archives de MPL qui comportent plus d’un million de références, ce recueil regroupe une sélection de 154 chansons de « All My Loving à « Your Mother Should Know ». Paul signe un long avant-propos dans lequel il explique qu’il n’a jamais eu le temps d’écrire son autobiographie, mais que dans ses chansons qui couvrent toute sa vie, il se dévoile très souvent. Des textes qui révèlent bien plus de choses que n’importe quel ouvrage consacré aux Beatles.

L’idée du livre est venue de John Eastman, beau-frère, ami et conseiller de sir Paul et de l’éditeur Bob Weil. Ils lui ont présenté l’auteur Paul Muldoon qui allait interroger l’ex-Beatle sur les origines et les sources d’influence de ses chansons. Ces conversations se sont étalées d’août 2015 à août 2020 au cours de vingt-quatre rencontres de deux ou trois heures, organisées souvent à New York. McCartney révèle l’influence de ses parents qui transpire dans ses textes. Ainsi, le récent « Do It Know » est une réminiscence de l’ordre que lui intimait son père pour aller ramasser le crottin de cheval dans la rue : « Fais-le maintenant ! ». Jim McCartney qui lui a transmis l’amour des mots. L’adolescent de Forthlin Road a alors compris que, tout comme son père, il pouvait jouer avec eux.

Mary McCartney

Dans le livre, on découvre de nombreux manuscrits et Paul raconte que c’est Linda McCartney qui a commencé à les récupérer dans les poubelles car les musiciens ne considéraient ces paroles écrites sur des bouts de papier que comme des choses éphémères. Que Linda soit ici remerciée d’avoir sauvé ces trésors, des éléments de l’histoire de son mari. Le lecteur se délectera de ces petites ratures et des quelques changements dans l’élaboration des textes. Sur « Average Person » inspiré par un spectacle de télévision consacré à la vie d’un laveur de vitres, Paul avait à l’origine écrit : « But he say his only great ambition was to work with pythons in a zoo » (Mais il a dit que sa seule grande ambition fut de travailler avec des pythons dans un zoo). Il optera finalement pour des lions à la place des pythons. On découvrira également que le texte de « Café On The Left Bank » a été écrit sur un papier à lettre de l’Hôtel Bakoua qui se trouve aux Trois-Ilets, en Martinique. Là aussi, un changement de texte : « Dancing after midnight » a remplacé « Discothèque after midnight ». Des perles de ce genre, le recueil en livrera de nombreuses qui raviront les aficionados.

Linda McCartney

Comme l’écrit Paul Muldoon dans son introduction : « La portée émotionnelle et la puissance intellectuelle des textes compilés ici témoignent de la profonde abnégation de Paul McCartney ».

Paul McCartney Paroles et souvenirs de 1956 à aujourd’hui (Buchet Chastel) 79 €.

Dominique Grandfils