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Un timbre Paul McCartney

Le Royal Mail éditera un timbre à l’effigie de Paul McCartney le 28 mai prochain. Il aura une valeur de 72 pence (0,81 €)

La Poste britannique a décidé d’honorer l’ex-Beatle, la Légende du Roi Arthur, l’équipe nationale de rugby ou les véhicules de l’armée.

Le timbre qui illustre notre article date de 2007 et représente la pochette de Let It Be.

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McCartney III au sommet des charts

L’album McCartney III s’est placé en tête des ventes en Grande Bretagne, ce 25 décembre 2020. Beau cadeau de Noël pour Paul qui est parti prendre quelques jours de congé à St Barth.

Aux États-Unis, la jeune Taylor Swift lui barre la première place, mais le Billboard porte McCartney III en tête sur le classement à paraître le 2 janvier 2021.

En France, Paul McCartney n’entre qu’à la 17ème place d’un classement dominé par la compilation des succès d’Indochine et le disque de Jul qui entre à la deuxième place. AC/DC s’accroche à une belle troisième place après avoir atteint la première. Le piètre résultat de l’ex-Beatle peut s’expliquer par le fait que de nombreux fans ont commandé le disque directement sur le site officiel ou au Japon pour recevoir l’édition avec toutes les démos.

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Les Beatles et le hit-parade français

Cinquante ans après leur séparation, la musique des Beatles n’a pas pris une ride et leurs chansons restent des hymnes intemporels à travers le monde. John, Paul, George et Ringo ont dominé les années soixante au Royaume-Uni, aux États-Unis et dans les pays anglophones. Ce fut plus compliqué en France, avec la barrière de la langue et des traditions culturelles différentes.

En janvier 1964, les Beatles débarquent discrètement à Paris pour se produire à l’Olympia pendant trois semaines. En Grande Bretagne et en Scandinavie,  les Anglais provoquent déjà des scènes d’hystérie, mais en France, leurs premiers titres sont passés inaperçus. Les spectateurs qui se pressent boulevard des Capucines viennent applaudir Trini Lopez ou Sylvie Vartan, mais certainement pas ces quatre jeunes inconnus. Pourtant, les chanceux qui les découvriront pendant cette série de concerts seront conquis pour toujours.

C’est à Paris, que les garçons de Liverpool apprennent qu’ils tiennent leur premier numéro un aux États-Unis avec « I Want To Hold Your Hand ». La Beatlemenia a envahi la planète, mais, comme Astérix et son village gaulois qui résistent à l’envahisseur romain dans la bande-dessinée crée par Goscinny et Uderzo, en 1959, la France ne cède pas à cette musique venue de Liverpool. Pourtant, une partie de la jeunesse va adhérer au son des Fab Four et les concerts au Palais des Sports de juin 1965 provoqueront des débordements sévèrement réprimandés par la police.

Il faut attendre le 19 février 1966 pour voir les Beatles atteindre la première place du hit-parade français avec le 45 tours « Michelle » et détrôner « Le Folklore Américain » de Sheila ». Les astucieuses paroles écrites dans notre langue par Paul McCartney ont fait mouche. Le titre reste cinq semaines en tête et n’est délogé que le 26 mars par « Mon Credo » de Mireille Mathieu.

Les Beatles reviennent en force avec « Yellow Submarine » qui est numéro un le 1er octobre 1966 après le « Love Me Please Love Me » du jeune Michel Polnareff. L’état de grâce ne dure qu’une semaine, car le sous-marin jaune est délogé par Johnny Hallyday et « Noir c’est noir ». Dans son adaptation française, le submersible deviendra vert, pour une question de rime avec les interprétations des Compagnons de la Chanson et de Maurice Chevalier.

Les chansons anglo-saxonnes peinent à percer dans l’Hexagone. En 1967, Procol Harum tient le tube de l’été avec « A Whiter Shade Of Pale ». Le 9 septembre, Les Beatles reviennent au top avec « All You Need Is Love ». Mais Salvatore Adamo reprend la main avec « Une Larme Aux Nuages », avant le triomphe de « La Dernière Valse » de Mireille Mathieu.

En 1968, les Beatles sont battus par David McWilliams et « Days Of Pearly Spencer », les Moody Blues et leur « Nights In White Satin », la « Delilah » de Tom Jones, « Rain And Tears » des Aphrodite’s Child ou la « Monia » du Suédois Peter Holm. Les chansons de l’Album Blanc ne peuvent rivaliser avec « Le Temps des Fleurs » de Dalida ou « Ma Bonne Etoile de Joe Dassin. Les quatre garçons dans le vent ne font pas mieux, l’année suivante, dans un classement dominé par Joe Dassin, Rika Zaraï, Richard Anthony, David Alexandre Winter, « Le Métèque » de George Moustaki, « Que Je T’aime » de Johnny Hallyday qui reste seize semaines numéro un et Jean-François Michael avec « Adieu Jolie Candy ». En 1970, les Français restent insensibles aux dernières chansons des Beatles. Même « Let It Be » ne parvient pas à faire mieux que les Aphrodite’s Child  et « It’s Five O’Clock » ou le « Laisse-moi t’aimer » du jeune Mike Brant. En solo, George Harrison place « My Sweet Lord » à la première place du 16 janvier au 5 mars 1971.

L’hymne pacifique de Lennon « Imagine » n’atteint que la treizième place du classement. L’année suivante, un Ringo est au sommet, mais pas le batteur des Beatles. Il s’agit du français Guy Bayle qui deviendra le mari de Sheila.

Aucun autre titre, des quatre musiciens en solo ne parviendra à retrouver la tête du classement. Au décès de Lennon, le public français préférera « Woman In Love » de Barbra Streisand au « Woman » de John qui n’atteindra que la 21ème place du hit-parade.  Les Beatles n’auront donc placé que trois chansons en tête du hit-parade francophone (+ Harrison en solo). C’est bien peu et cela s’explique également par le manque d’information du public à une époque bien différente de la notre. Heureusement, qu’au fil des décennies, l’engouement du public français n’a cessé de croître pour ce groupe de légende.

Dominique Grandfils

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Paul raconte McCartney III

Paul McCartney vient de publier son nouvel album tant attendu par ses fans. Ces derniers jours, il s’est confié à plusieurs journalistes pour parler de cet opus particulier. Nous avons compilé une synthèse de ces entretiens, réalisés pour la plupart en anglais, pour permettre à tous de mieux appréhender cette oeuvre.

Confinement

En mars, j’étais confiné et j’ai commencé à peaufiner des chansons et d’autres choses en pensant que c’était pour mon plaisir personnel. Puis, j’ai eu rapidement onze ou douze titres et c’était comme : « Oh, ce serait probablement un album. » Le fait que je n’avais pas considéré que je le faisais, ça a rendu les choses meilleures et plus fun.

J’ai cherché la dernière chanson que j’avais écrite et j’ai fait ça. J’ai réalisé qu’il y avait certaines chansons à moitié travaillées, donc j’ai commencé à les finir. Et puis il y avait celles que je n’avais jamais touchées, que j’avais écrites il y a un an à peu près, et j’ai aimé revenir à ces chansons, parce que ce n’était pas pour rien. Et ça sentait le fait-maison.

J’étais dans le Sussex, avec Mary et sa famille, pendant le confinement. Mary est une grande cuisinière et j’attendais toujours un plat succulent. Les enfants jouaient dans la pièce et l’un d’eux me demandait : « Qu’as-tu fait en studio aujourd’hui ? ». Je sortais mon téléphone, je le connectais à une enceinte et je leur jouait le morceau. Donc, ils ont eu le nouvel album en avant-première, au jour le jour. C’était plus amusant. Comme si je ne le faisais que pour eux.

J’ai la chance d’avoir un studio à vingt minutes de chez moi. Je n’avais qu’à m’y rendre avec mon ingénieur du son, Steve, et Keith qui se charge de mon matériel. On était très prudents, on gardait nos distances. On a fait le disque à trois.

Avec Steve et Keith.

Long Tailed Winter Bird

J’avais commencé un projet avec Geoff Dunbar qui avait réalisé un court-métrage d’animation. Il m’a demandé si je pouvais composer un instrumental pour les génériques de début et de fin. Je suis allé en studio pendant une demi-heure et j’ai conçu cela rapidement. Puis, j’ai continué à jouer et ça a donné « Long Tailed Winter Bird ».

Find My Way

J’avais trouvé facilement le refrain : « Well, I can find my way, I know my left from right Because we never close, I’m open day and night ». C’était très encourageant pour la suite. Après, j’avais un truc un peu foireux. L’idée d’aller en vacances avec quelqu’un. Ça n’a pas marché et elle est partie. C’était nul ! Ensuite, je l’ai reprise et c’était meilleur.

Pretty Boys 

C’est au sujet de mannequins hommes qui poursuivaient un photographe renommé en justice parce qu’il avait été trop entreprenant pendant les sessions. Je ne sais pas à quel point, mais j’ai assisté à quelques shootings et le photographe peut rapidement devenir fou. Quand je me baladais dans une rue de New York, j’ai vu une grande file de vélos à louer et j’ai pensé que c’était une bonne idée : « Here come the pretty boys, objects of desire, a line of bicycles for hire. » L’idée de ces modèles hommes à louer.

The Kiss Of Venus

C’est un ami qui m’a passé un bouquin un peu hippie, tout à fait fascinant parce que ça parle des mouvements des planètes. La Terre, Vénus, Mars, la Lune… Et dans le livre, on voit que si on suit les orbites de ces planètes sur la durée, cela donne des trajectoires tout à fait fascinantes. Il y en a en forme de fleur de lotus et c’est quelque chose d’un peu magique. Ce bouquin m’a passionné et je le lisais quand j’ai commencé la chanson. Je parcourais le livre pour y trouver des idées et je suis tombé sur l’expression « Le baiser de Vénus ». C’est le moment où la Terre se rapproche le plus de Vénus. J’ai trouvé que c’était une bonne idée de chanson. C’était intéressant parce que je l’ai jouée directement à la guitare acoustique et j’étais heureux de la façon dont elle a évolué.  

Lavatory Lil’

C’est une chanson qui parle des gens qu’on n’aime pas, avec lesquelles on ne s’entend pas. Dans nos vies, on a rencontré des gens comme ça. Ce titre ne parle pas d’une personne en particulier. C’est un personnage fictif, mais j’aime bien cette idée de quelqu’un qu’on appelle la « Lil’ des sanitaires ». Ça me fait penser à une chanson de John, « Polythene Pam ». Je suis parti d’une demi idée d’un personnage et à partir de là, j’ai créé une autre fiction.

Seize The Day

Sur ce disque, j’écrivais une chanson et, soudain, ça s’est mis à sonner très Beatles. Je me suis demandé : « Ne devrais-je pas suivre ce chemin ? Ça va être trop Beatles ! » Et tu dis : « Ecoute, compose simplement ! » Et cette chanson, c’est « Seize The Day ». Ça fait très Beatles, mais les Beatles n’existent plus.

Women And Wives

Je l’ai écrite quand j’étais à Los Angeles. Je venais de finir le livre consacré à l’artiste de blues Lead Belly. J’étais dans une humeur bluesy et je jouais quelques accords simples au piano. J’ai commencé et c’était du blues. C’est probablement ma chanson préférée. Sur celle-ci, je joue avec la contrebasse de Bill Black, le musicien d’Elvis Presley.

Slidin’

Slidin’ est née pendant un soundcheck à Dusseldorf. J’ai commencé à jammer et ce riff est arrivé. Je l’ai aimé et on l’a développé. Je me suis dit que je devais en faire quelque chose. On l’a enregistré avec le groupe pour Egypt Station, mais ça n’allait pas. Ce n’était pas abouti. J’ai changé quelques trucs, j’ai ajouté des paroles et c’est devenu cela.

Deep Down

C’était juste une jam. J’avais un rythme et des accords que j’aimais, mais pas trop d’idée. Mais j’avais ce truc : « Get deep down, wanna get deep down. » Je ne sais pas trop ce que j’entends par « Deep Down », sauf que je veux une relation profonde avec une personne. Il y a des chansons, tu ne sais pas trop où tu vas. Tu as une moitié d’idée et tu apprécies juste le groove et, pour celle-ci, c’était vraiment ça. Je pensais à des idées au fur et à mesure.

Deep Deep Feeling

C’est l’une des chansons que j’avais commencée l’an dernier et dont je me disais que je pourrais l’améliorer si j’avais la chance d’aller au studio et d’en faire quelque chose. Sur ce morceau, j’étais fasciné par cette idée de ce sentiment très profond quand tu aimes quelqu’un si fort que cela te fait presque du mal. C’était le point de départ, mais après l’avoir commencé, je me suis dit que ce ne serait certainement pas un single de trois minutes. Je ne voulais pas que ça s’arrête, je souhaitais que ça continue pour toujours. Il y avait des passages qui me paraissaient ennuyeux, alors je leur injectais un solo de guitare, des boucles audio ou du mellotron. Puis, j’ai pensé que je devais en couper une partie et, au moment de le faire, je l’ai réécoutée et j’ai pensé : « Tu sais quoi ? J’aime ça, je ne vais pas y toucher.»

Pochette

Je me suis dit : « Si ça doit s’appeler « McCartney III », on peut juste avoir un 3 normal, ou en chiffres romains. Mais comment symboliser le 3 ? ». Et j’ai pensé au dé et c’était assez cool. Puis, cette idée que ce serait un vrai dé qui serait en diagonal. Et je voulais juste noter « McCartney » et avoir le dé. J’ai contacté mon ami Ed Ruscha, un grand artiste et sa spécialité ce sont les caractères. Et il a créé celui-ci pour moi.

Dernier disque ?

Tout ce que je fais est supposé être le dernier. Quand j’ai eu 50 ans – « C’est sa dernière tournée » et c’était : « Vraiment ? Oh, je n’aime pas ça. » C’est toujours la rumeur qui tourne, mais ça va. Quand on a fait « Abbey Road », j’étais mort, alors le reste c’est du bonus.

Compilé par Dominique Grandfils pour Maccaclub (sources : BBC 2, NBC, NME, France Inter, Rolling Stone)

Avec ses filles et Idri Elba qui l’a interviewé pour BBC2.
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Paul McCartney revient sur la séparation des Beatles

Le journal 20 Minutes revient sur la séparation des Beatles et s’appuie sur une déclaration récente de Paul McCartney au Sunday Times, suite à la nouvelle version du film Let It Be qui sera disponible l’été prochain.

En effet, le réalisateur du Seigneur des Anneaux s’est plongé dans les dizaines d’heures d’images et d’enregistrements audio souvent inédits issus des sessions de Let It Be. Autant d’archives à même de réconcilier Paul McCartney avec sa propre mémoire.

« On s’aimait les uns les autres…

« Au fond de moi, j’avais toujours l’idée que ça ne s’était pas passé comme ça, mais j’avais besoin de voir des preuves. Il y a une super photo qu’a prise Linda. C’est ma préférée et on me voit avec John en train de travailler sur une chanson, rayonnants de joie. (…) Ça me rappelle juste que – même si on avait des différends, comme dans toute famille – on s’aimait les uns les autres et, vous savez, ça se voit dans le film », a expliqué Paul McCartney.

Le bassiste des Beatles omet de préciser que, certes il y eu de bons moments pendant ces sessions, mais aussi le clash avec George Harrison qui rentra chez lui après une altercation avec lui. Des tensions supplémentaires sont arrivées dans le groupe après le tournage, quand ses trois acolytes ont décidé, sans son accord, de confier le poste de manager à l’Américain Allen Klein. A partir de février 1969, Paul va se retrouver en minorité et la situation va devenir très compliquée. Cela n’empêchera pas les Fab Four de retourner en studio pour la création de l’album Abbey Road. Et c’est bien John Lennon qui annoncera à ses camarades qu’il ne veut plus être un Beatle, en septembre 1969.

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Chronique de McCartney III

L’équipe de Maccaclub a eu la chance de pouvoir écouter ce McCartney III qui marque le retour de Paul dans son studio en mode confinement, lui qui n’avait pourtant pas prévu de donner une suite aux deux premiers. Le virus aura au moins servi à ça.

Cette voix devenue si fragile au fil du temps, s’est patinée, flirte parfois avec la justesse au gré des chansons, mais Macca s’en sort toujours mieux dès qu’il s’agit de lever le ton. On peut remarquer, ça et là, quelques effets sur celle-ci. 

Un album qui oscille entre les sonorités actuelles, expérimentales (Long Tailed Winter Bird, Deep Down), la pop proche des albums Chaos and Creation et Egypt Station (Deep Deep Feeling, Seize The Day et FInd My Way), le rock (Lavatory Lil et Slindin’), le côté acoustique, limite folk (Pretty Boys, The Kiss of Venus) et le Macca pur jus (Winter Bird/When Winter Comes) avec une voix de 1992 qui tranche avec l’ensemble. Tout le monde y trouvera son compte.

1. Long Tailed Winter Bird
Un morceau quasi instrumental de plus de cinq minutes, un extrait de 30 secondes a été inclus dans la vidéo de présentation de l’album et donne un très bon résumé du morceau en lui même. Il s’agit d’un thème qui se répète à un peu à la manière du morceau « Squid » (qu’on retrouve en bonus de Flaming Pie dans Oobu Joobu) sans la progression instrumentale. Cela peut paraître un peu long/répétitif.

2. Find My Way

Un morceau dont la Coda a été incluse dans une vidéo de promotion des différentes versions de l’album. Cette coda donne au moins une idée globale du morceau, contrairement aux 30 secondes de « Long Tailed Winter Bird ». Pour faire taire les esprits-chagrins qui critiquent sa voix vieillissante, Macca va encore chercher dans les aigües. Et sans problème. Ce morceau très entraînant qui aurait pu figurer sur Egypt Station, pourrait parfaitement devenir un single.

Les paroles : « I can’t find my way, I know my left and right, cause we’re never closed, I’m open days and night. I know my way around, I walk toward the light, I’m open round the clock, I don’t get lost at night »

3. Pretty Boys

Une ballade à la guitare acoustique avec une voix posée. En écoutant les premières notes à la guitare on pense immédiatement à « Early Days » ou « Happy With You ». 

« You can look but better not touch. Here comes the pretty boys they gonna set your world on fire. Object of desire, preaching to the choirs »

4. Women and Wives

Également une ballade, mais au piano dans laquelle Paul met à l’épreuve sa voix sur  ce message aux femmes, épouses, maris, amants, mères, hommes, sœurs et frères. Pas de quoi réellement s’inquiéter : la voix est en place.

“Hear me women and wives / Hear me husbands and lovers / What we do with our lives / Seems to matter to others”

5. Lavatory Lil

Un blues-rock des plus conventionnels sur lequel Paul vocalise à merveille,  avec des chœurs qui reprennent parfois la voix principale : « Look at for Lavatory Lil », « Watch out for Lavatory Lil », « That’s it for Lavatory Lil ». L’intro fait penser un peu à celle d’ “Helen Wheels” Paul évoque quelqu’un qui devient un poids, un fardeau. Derrière cette  « Lil’ des toilettes » se cacherait l’ex-épouse de Paul : Heather Mills. Une vengeance musicale longuement mûrie ? 

6. Slidin’

Un morceau presque encore plus rock que « Lavatory Lil » qui commence par une introduction de 30 secondes à la guitare. Une pièce plus expérimentale et puissante avec des voix en retrait et une voix criante qui nous dit « Slidin’ through the air »

7. Deep Deep Feeling

Long morceau de plus de huit minutes riche en sonorités. Paul joue également avec sa voix pour exprimer ces émotions et ce sentiment si profond quand on aime quelqu’un. Cette pièce à l’atmosphère mystérieuse commence quasiment a capella (juste un peu de batteries pour accompagner la voix de Paul). Une partie de la mélodie, les « Hey, hey », les chœurs, la voix principale semblent sortie de l’album Chaos and Creation In The Backyard  (ex: Riding To Vanity Fair, I want You To Fly [Face B]). Il y a des répétitions à la fin qui font penser à « Wish You Were Mine » dans « Twenty Five Fingers » mais en bien plus lent, ou à celles de « Despite Repeated Warning » puis un faux ending : le morceau s’arrête, Paul disant « Go Away » puis « Stay » à plusieurs reprises et reprend avec les paroles du début à la guitare acoustique. 

8. The Kiss of Venus

Aux premières notes, on reconnaît « Packed With Illusions », une démo jouée pour le podcast « sodajerker » en 2018, d’ailleurs les mots « Packed With Illusions » ont été conservés. Il ne serait pas étonnant que cette démo se retrouve en bonus d’une des versions de l’album contenant des démos. Il s’agit d’une ballade acoustique, qui peut faire penser à « A Certain Softness ». Paul va chercher les notes très haut. Du classique comme on l’aime. 

9. Seize the Day

« I don’t care to be bad, I prefer to think twice », « I don’t care to wrong, I don’t care to be right ». Un morceau très charmantqui pourrait lui aussi faire office de single.Paul retrouve les claviers pour une douceur pop qui donne envie de profiter du présent (seize the day).

« Il y a cette chanson appelée “Seize The Day” qui fait écho à la pandémie que vous connaissez, «When the cold days come we wish that we had seized the day», ce genre de choses, comme si c’était juste pour me rappeler et pour quiconque écoutait que vous savez que vous feriez mieux de saisir les bonnes choses et, vous savez, d’essayer de traverser cette pandémie. Cela m’a certainement aidé, vous savez. »

10. Deep Down

Un long morceau riche en sonorités. McCartney démontre une nouvelle fois ses capacités de multi-instrumentiste avec classe et prouve qu’il possède le groove.

« I wanna get deep down, I wanna do it right, I wanna look around and spend the time tonight »

11. Winter Bird/When Winter Comes

Medley entre deux chansons, une reprise très courte de 24 secondes: « Long Tailed Winter Bird » puis le morceau de « When Winter Comes » dans sa version d’origine de 1992. Un morceau acoustique enregistré le 3 septembre 1992 avec « Calico Skies » et « Great Day » qui se retrouveront sur l’album Flaming Pie (Paul a d’ailleurs hésité à mettre le morceau dans le remaster/deluxe de Flaming Pie). On connaît son existence depuis des années, mais on peut enfin le découvrir après plus de vingt-cinq ans d’attente. Une belle façon de terminer l’album par quelque chose de très différent du reste mais qui reste très cohérent avec l’ensemble. Le concept d’un morceau qui est repris peut faire penser à « Venus And Mars » et « Venus And Mars (Reprise) » ou encore à « Opening Station, Closing Station » sur Egypt Station.

Paul explique à Loud And Quiet magazine au sujet de ce morceau : « C’est juste moi. J’ai fait un morceau qui s’appelait « Calico Skies » il y a quelques années que George [Martin] a produit. Et en même temps, parce que j’étais en studio et que j’avais une minute de plus, j’avais cette autre chanson, alors j’ai dit: laissez-moi faire celle-ci. C’était « When Winter Comes », et je mentionne George parce que c’était sur une session produite par George Martin, mais c’est juste moi à la guitare. Cela allait presque être un bonus supplémentaire qui allait être sur une réédition de Flaming Pie mais je venais de lire ce super livre sur Elvis, « Last Train to Memphis », et il mentionnait une chanson et ça disait que vous ne l’aviez probablement jamais entendue parce qu’elle était enterrée en bonus sur la face B d’un album. J’ai pensé, non, je préfère avoir ce morceau comme piste. »

Version Japonaise
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L’ours Rupert a 100 ans.

Rupert, le petit ours blanc, a fêté ce 8 novembre 2020 ses 100 ans ! La chanson ‘We All Stand Together’ a été enregistrée entre le 31/10/80 et le 03/11/80 aux Studios Air de Londres avec les King’s Singers et le St. Paul’s Boys Choir. Le single vient d’être réédité.

Voici la vidéo qui a été mise en ligne sur le site de Paul McCartney :

Et la reprise par les élèves du Liverpool Institute approuvée par Paul McCartney :

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Livre Ringo Starr le survivant

Après le livret édité par les Editions AO pour les 80 ans du batteur des Beatles, en juillet 2020, voici enfin la première biographie consacrée à Ringo Starr en français par Dominique Grandfils.

Il était temps de mettre en lumière la formidable carrière de ce petit scouser de Liverpool dont l’existence aurait pu être très brève. Par deux fois, il faillit bien mourir pendant son enfance suite à de graves problèmes de santé. C’est donc un survivant qui devint batteur et intégra le groupe qui allait révolutionner la musique populaire.

Après la séparation de 1970, Ringo Starr fut le seul qui parvint à fédérer les trois autres pour travailler avec lui et entretenir l’illusion d’une reformation.

Dans cette biographie de 352 pages, vous découvrirez le parcours exceptionnel de ce batteur au style simple mais bigrement efficace. Aujourd’hui encore, il continue de jouer et enregistrer avec ses amis. Il est également devenu l’un des grands ambassadeurs de la Paix avec sa célèbre formule : « Peace And Love ».

Vous pouvez commander Ringo Starr le Survivant directement chez l’éditeur Camion Blanc ou sur les plateformes Fnac ou Amazon.

http://www.camionblanc.com/detail-livre-ringo-starr-le-survivant-1432.php

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« McCartney III », le teasing d’un album

recherche « McCartney III » le 19 septembre 2020 à 17h18 sur Google

Le dernier album de Paul était « Egypt Station » et un album de Paul n’était pas attendu de si tôt si on se réfère aux écarts de temps entre les derniers albums studios pop/rock de Paul McCartney. Mais le confinement a changé la donne et a semble-t-il donné suffisamment de temps à McCartney pour produire un nouvel album. En effet dans un interview à GQ réalisé durant le confinement Paul affirmait: « J’ai pu écrire et me lancer dans la musique, commencer des chansons, terminer des chansons. J’ai eu quelques petites choses à écrire et cela m’a donné le temps de terminer des chansons que je n’avais pas trouvé le temps de parcourir, vous savez? J’ai enregistré avec beaucoup de lingettes pour les mains et de désinfectant et de distanciation sociale, ce qui était bien parce que je n’aime pas ne pas travailler. »

le dernier album en date, Egypt Station

Notre histoire commence le 6 septembre quand sur le très respecté forum de SteveHoffman (qui est un célèbre ingénieur du son), un membre annonce avoir reçu d’un autre qui veut rester anonyme une information: Paul McCartney a enregistré un nouvel album pop/rock, le membre ne révèle pas le titre du disque bien que celui qui veut rester anonyme le lui ai donné. Plus tard le titre fuite: « McCartney III ». Trop beau pour être vrai ?

En effet McCartney III est un titre attendu par les fans, depuis plusieurs années les gens se demandent s’il y aura un jour un McCartney III qui succédera à McCartney en 1970 et McCartney II en 1980. On peut voir sur différents forums comme ceux de SteveHoffman ou celui de Reddit et depuis des années, des fils de discussions à ce sujet.

McCartney & McCartney II

Donc, le 6 septembre la rumeur tombe, la personne parvient en plusieurs jours/semaines à se la faire confirmer par des personnes de confiance du forum. La rumeur commence à se répandre sur les réseaux sociaux et forums et les informations se précisent: le supposé titre de l’album, la date probable de sortie: le vendredi 11 décembre et enfin une date d’annonce: la mi-octobre. Les fans découvrent alors un site web: http://mccartneyiii.com/ enregistré fin août 2020 ce qui semble confirmer qu’il ne s’agit pas d’une simple rumeur, mais d’un projet réel. En effet, pourquoi aller enregistrer le site mccartneyiii si ce n’est pas pour le nouvel album. Il aura fallu plus d’une semaine pour que l’information circule ailleurs que sur le forum de SteveHoffman. C’est alors que des fans imaginent à quoi pourraient ressembler la pochette, quelqu’un s’amuse à enregistrer le site http://mccartneyiv.com/ le 21 septembre, cette fois-ci le site semble être enregistré via un hébergeur au Panama, ce qui permet de dire que ce n’est pas en lien avec MPL communications ( «McCartney Productions Limited»). Il faut maintenant se méfier des fakes qui pourraient sortir, cela a été le cas pour « Egypt Station ».

Les fans se rappellent qu’une photo (voir ci-dessus) a pas mal circulé il y a peu en août, photo prise dans un studio d’enregistrement à Sag Harbor, une ville près de Hampton sur Long Island NY, où Macca a passé une partie de son temps pendant le confinement, la légende mentionnait que c’était dans le cadre d’une collaboration avec le légendaire producteur Rick Rubin, qui a notamment relancé la carrière de Johnny Cash et produit l’album solo de Tom Petty: « Wildflowers » en 1994. Mais est-ce pour ce projet ? Non

Le samedi 26 septembre dans un interview en vidéos, Rusty Anderson, musicien de Paul explique les albums de Paul sur lequel il a pu jouer et mentionne le nouvel album disant qu’il pense qu’il y aura un morceau avec le groupe, enregistré avant le confinement ! Mais lors du replay le passage est coupé !

https://www.youtube.com/watch?v=6krL-mfc_og&ab_channel=Tone-Talk

C’est alors que le vendredi 16 octobre le teasing commence: Via ce discret et innocent tweet ci-dessous, le traditionnel ‘Sticking Out Of My Back Pocket’ ou Paul et MPL partagent une mini playlist de chanson de Paul (des hits, des morceaux peu connus). 

https://twitter.com/PaulMcCartney/status/1317111305451507712

A priori, rien de suspect, mais quand on regarde la liste de chansons de la playlist qui est sur Spotify, il s’agit que de chansons de Paul où il joue de tous les instruments. Aussi sur Spotify, lorsqu’on écoute un morceau des albums McCartney et McCartney II (certains sont dans la playlist de ‘Sticking Out Of My Back Pocket’), un dé avec la face 3 apparaît. Twitter, le Facebook du maccaclub s’enflamme ! On remarque qu’un dé a été ajouté à la bio de Paul sur Twitter et Instagram. Ce fameux dé apparaît aussi de manière très discrète, dans un tweet de la journée précédente au sujet des 7 ans de l’album New.  De plus la playlist a été postée à 3:33pm (BST/ Heure de Londres) ! Que des « 3 » dans l’heure !

Le soir même le site https://mccartneyiii.com est en ligne avec une (fausse) erreur 303 (normalement c’est 404 pour une page non trouvée). Dans le code source on trouve ceci / *

  • Rolling…
  • 01110100
  • 01101000
  • 01110010
  • 01100101
  • 01100101
  • * /

Du code binaire (un code informatique composé de 0 et de 1) qui ici se traduit par Three (Trois en anglais)

Voici ce qu’ont reçu certaines personnes de la part de Capitol Records, trois dés avec des « faces 3 ». Le teasing continue et confirme une fois de plus McCartney III

Le code source du site Paul McCartney nous invite à nous rendre sur dice.mccartneyiii.com pour une expérience interactive en réalité augmentée:

/*

  • …Roll
  • the
  • at
  • dice.mccartneyiii.com
  • */

Le 20 octobre de mystérieuses photos apparaissent sur les différents réseaux sociaux de Paul, a chaque fois à la 33e minute de l’heure

Recherche « McCartney III » le 19 octobre 2020 à 15h19 sur Google

Le 21 octobre la pochette est visible sur Amazon

https://twitter.com/Maccaclub/status/1318878325348204544

Le label de Jack White (The White Stripes), Third Man Records propose le jour même une version exclusive de l’album et dans la description du produit, on peut trouver cette image où l’on peut voir les paroles des chansons et les titres, mais hélas l’image est trop petite pour qu’on lise correctement quelque chose, mais on peut deviner un titre: « Deep deep feeling »

Puis en cherchant attentivement le Maccaclub arrive en 1er à trouver la tracklist de l’album grâce à une version plus grande de l’image ci-dessus en zoomant

Face A

Long Tailed Winter Bird
Find My Way
Pretty Boys
Women and Wives
Lavatory Lil’
Slidin’

Face B
Deep Deep Feeling
When Winter Comes

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Macca

Livre Number 9, hommage à John Lennon

Ce vendredi 9 octobre 2020, John Lennon aurait célébré ses 80 ans et les 45 ans de son fils Sean. Malheureusement, la vie du leader des Beatles s’est brusquement interrompue le 8 décembre. Cela fera 40 ans cette année. Un anniversaire toujours douloureux pour les fans des Beatles.

Avec mes camarades Claude Defer, Pierre Espourteille et Jean-Luc Tafforeau, nous avons préparé un livre hommage qui devrait vous plaire. 180 pages (dont 40 en couleur) pour célébrer ce 9 octobre 2020. Quatre auteurs, une douzaine de chapitres variés et souvent illustrés.

Voici une vidéo avec le sommaire du livre :

Et le texte d’introduction que j’ai rédigé :

Vous pouvez précommander le livre en version brochée ou en version plus luxueuse avec une belle couverture cartonnée. Si vous passez commande avant le 31 octobre, vous faites une économie de 2 € sur chaque format.

Voici le lien :

https://www.ao-editions.com/produit/55/9782382000069/number-nine-hommage-a-john-lennon?fbclid=IwAR0xCK956lA4mgebf_eu5LrEU79YEhbmKM7WMo5ATtFjQmpUJqSo9iKjIu0