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Maccaclub a 8 ans !

Ce mardi 11 janvier 2022, Maccaclub célèbre ses huit ans d’existence. Le temps passe vite quand nous partageons la même passion pour notre cher Paul et la musique des Beatles.

L’année 2021 fut compliquée avec cette pandémie qui ne veut pas nous laisser tranquilles, mais le dernier trimestre fut intense avec la réédition de Let It Be, le documentaire Get Back et le livre de McCartney avec les paroles de ses chansons. Dans cette période où règne l’inconstance, l’équipe de Maccaclub est toujours mobilisée pour vous fournir les informations essentielles concernant la planète Beatles. Je remercie chaleureusement Patrick, Victor, Carl et Jean-Luc pour leur sérieux et leur réactivité. Si le virus nous le permet, nous nous retrouverons pour des évènements comme le week-end Beatles du Creusot, en mai et au Beatles Day de Mons, en octobre. Et pourquoi pas à l’occasion d’un concert. Un grand merci à vous tous pour rester fidèle à Maccaclub, sur le site ou sur les réseaux sociaux. Vous êtes toujours plus nombreux et cela nous fait très plaisir.

Bonne année à tous. Prenez soin de vous.

Dominique Grandfils

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Bonne Année 2022 à tous !

Toute l’équipe de Maccaclub vous souhaite une excellente année 2022. En espérant que la pandémie disparaisse et que nous puissions vivre ensemble de beaux moments musicaux.

2021 a été marquée par la réédition de Let It Be, le sublime film Get Back et le magnifique livre de Paul McCartney avec ses plus belles chansons. Cette année marquera le soixantième anniversaire des grands débuts discographiques des Beatles avec le single Love Me Do. Notre cher Paul fêtera ses 80 ans avec, pourquoi pas, une nouvelle tournée. Nous l’attendons tous. Happy 2022 !

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Livre : The Beatles Dictionnaire inattendu de J.E. David

Après le récent livret consacré à l’album Let It Be, les Editions AO – André Odemard nous propose un nouvel ouvrage consacré aux Fab Four. Jean-Etienne David a concocté un Dictionnaire inattendu des Beatles, un voyage multicolore dans l’univers de notre groupe favori.

L’auteur a vécu une bonne partie de la Beatlemania puisqu’il avait treize ans en 1964 et se rendait en Angleterre chaque été. La bande-son de l’adolescent fut rythmée par les albums de John, Paul, George et Ringo. C’est un passionné qui a souhaité partager son amour pour les quatre de Liverpool.

Il ne s’agit pas ici d’une encyclopédie comme celle de Bill Harry, ou du dictionnaire de l’ami Jean-Louis Polard qui proposait 1802 mots pour apprendre l’anglais. David a sélectionné deux à quatre références par lettre de l’alphabet, de A Hard Day’s Night à Zak (Starkey) en passant par Forthlin Road, Martha My Dear ou Yer Blues. L’auteur s’appuie sur une solide base documentaire et n’hésite pas à glisser quelques citations pour appuyer son propos.

L’ensemble est agréable à parcourir et s’avère très utile pour l’auditeur avide de découvrir ce qui se cache derrière les chansons des Beatles. Un cadeau idéal à placer sous le sapin de Noël.

The Beatles Dictionnaire inattendu de J.E. DAVID (Editions AO – André Odemard 22 €)

Pour découvrir des extraits et commander le livre, vous pouvez vous rendre sur le site de l’éditeur :

The Beatles : dictionnaire inattendu – De A comme A Hard Day’s Night à Z comme Zak – J.E. David (EAN13 : 9782382000182) | Éditions AO – André Odemard – Maison d’édition indépendante (ao-editions.com)

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La magie Get Back

Le documentaire Get Back est enfin disponible sur Disney +, au grand désespoir de tous les fans qui ne peuvent accéder à cette plateforme (on peut cependant le trouver sur des sites de partage). Le réalisateur Peter Jackson a consacré quatre ans de sa vie pour visionner les soixante heures de rushes et cent-cinquante d’enregistrements audio. Il nous en restitue trois épisodes exceptionnels de qualité et d’émotion.

Après un résumé de la carrière des Beatles, le film débute par un plan d’un grand studio vide de Twickenham. Nous sommes le mardi 2 janvier 1969, Mal Evans commence à installer le matériel avec son équipe. Puis George, John et Ringo se retrouvent et se souhaitent une bonne année. Paul les rejoint sous l’œil de Shyamsinder Das, jeune bouddhiste assis dans un coin du studio et de l’inévitable Yoko Ono.

On a prévu deux concerts les 19 et 20 janvier dans le studio qui accueillerait du public. Le challenge consiste à écrire quatorze chansons inédites pour l’occasion. Mais très vite, Harrison constate que l’acoustique du lieu est déplorable. Le réalisateur Michael Lindsay-Hogg propose alors de déplacer les concerts en extérieur, et pourquoi pas en Lybie, dans un théâtre romain ? Tout cela semble bien confus et incertain. Quel plaisir d’entendre les chansons prendre forme ou se créer comme « Get Back » qui nait d’un riff de basse Höfner sous nos yeux. Et que dire de ces moments de détente quand les quatre jouent des reprises dans la bonne humeur. Mention spéciale à John qui maîtrise le thème du film « Le Troisième Homme » composé par Anton Karas. On est frappé, mais pas surpris, par la complicité entre Lennon et McCartney. Certes, les deux hommes ne composent plus ensemble, mais ils se cherchent en permanence pour solliciter le petit détail qui va tout changer. Une véritable équipe de songwriters comme le soulignera George Martin plus tard dans ce premier épisode. George Harrison se sent plus à l’écart et la frustration gagne du terrain. Elle éclate au détour d’une discussion autour d’un morceau. Paul lui fait remarquer qu’il ne cherche qu’à l’aider mais qu’il a l’impression de l’ennuyer. George rétorque qu’il ne l’ennuie plus du tout. Macca essaye de se détourner des caméras et micros pour exprimer sa peur de jouer les chefs et tente encore de dédramatiser la situation. Harrison finit par lui dire qu’il jouera tout ce qu’il veut ou qu’il ne jouera pas s’il Paul ne le désire pas. Cette scène figurait sur le film « Let It Be », mais ici, nous découvrons la suite de la conversation avec encore une fois Macca qui cherche à désamorcer la bombe qui couve.

Le 9 janvier, Linda Eastman accompagne Paul pour prendre quelques photos. Elle a 27 ans et est belle comme un cœur. McCartney improvise les premières bribes de « Another Day » et de « Golden Slumbers ». Il cherche les paroles de « The Long And Winding Road » et bénéficie de l’aide de Mal Evans qui lui suggère quelques mots qui seront conservés, ou pas. On retrouve le bon Mal qui a récupéré un marteau et une enclume pour accompagner le groupe sur « Maxwell’s Silver Hammer ».

Le matin du septième jour de répétition, après une énième version de « Two Of Us », George lâche «  Je pense que je quitte le groupe maintenant. ». Il suggère à John et Mal Evans d’écrire au NME pour trouver un remplaçant et s’en va avant la pause déjeuner. Pour Lennon, le remplaçant pourrait être Eric Clapton.  Réduit à un trio, les Beatles continuent à répéter et laisse Yoko Ono pousser des cris dans le micro. Mais à la fin de la journée, ils s’accordent pour tenter de convaincre Harrison de revenir. Ainsi s’achève le premier épisode.

Au début du second volet, George n’est pas revenu et Paul exprime clairement au cours d’une discussion avec Ringo, Linda, le réalisateur, Neil Aspinall et Mal Evans que la présence de Yoko Ono a clairement changé l’atmosphère dans le groupe et a modifié la proximité de ses membres. On le sent très affecté par l’éventualité d’une rupture des Beatles. S’en suit une conversation à la cafétéria entre John et Paul enregistrée à leur insu. Lennon reproche à McCartney son ton trop dirigiste des derniers mois et sa façon d’imposer ses arrangements sur les chansons.

Le 15 janvier, les Beatles se retrouvent chez George et décident de donner une autre direction au projet. Les concerts pour la télévision sont abandonnés. Et les répétitions sont déplacées dans le nouveau studio installé dans les locaux d’Apple à Saville Row. Quand Glyn Johns et George Harrison découvre le matériel bricolé par Magic Alex, ils sont très inquiets. Beaucoup trop de distorsion et de sifflements. George Martin est appelé à la rescousse pour fournir un équipement décent.

Plus à l’aise dans leurs locaux, les Beatles travaillent dans la bonne humeur. Plus particulièrement John qui déstructure « Don’t Let Me Down » et fait des grimaces à la caméra. Billy Preston passe à l’improviste pour dire bonjour et se retrouve embauché pour jouer des claviers. Il va illuminer les sessions par son sourire, son talent et devenir un cinquième Beatle. On assiste ensuite à l’incroyable finalisation du morceau « Get Back ». Un vrai travail d’équipe avec un George motivé. Puis, on abandonne la basse pour « Two Of Us » et on opte pour des guitares acoustiques afin d’atteindre le résultat final.

Le projet d’un concert en public devient quasiment impossible à planifier en quelques jours. Ce sont Michael Lindsay-Hog et Glyn Johns qui vont suggérer l’idée de jouer sur le toit de l’immeuble Apple. A la fin de ce second volet, on assiste à la naissance de « Let It Be » déjà bien structuré dans l’esprit de Paul.

Au début du troisième épisode, George aide Ringo à compléter « Octopus’s Garden » sous l’œil de George Martin. Heather, la fille de Linda vient mettre un peu plus de gaité dans le studio. Surtout quand elle pousse des cris dans le micro comme Tante Yoko. Il reste trois jours avant que les Beatles ne se produisent sur le toit de leur immeuble. Harrison travaille sur « Old Brown Shoe » avec Billy Preston, McCartney et Starkey. John délire pas mal sur « Get Back » avant que Paul lui rappelle que le temps c’est de l’argent. La finalisation du morceau n’est pas évidente, mais l’une des prises figurera sur l’album. La météo vient contrarier la production qui repousse le concert au 30 janvier.

Alors que Paul s’est absenté pour un rendez-vous, John parle d’Allen Klein à Ringo et George. On le sent fasciné par ce manager qui vient pourtant de se faire remercier par les Rolling Stones. Bien qu’ayant passablement bu une bonne quantité de vin blanc, les Beatles et Billy Preston parviennent à reproduire la prise de « Don’t Let Me Down » qui figurera en face B du 45 tours « Get Back ». En fin de journée, ce 27 janvier 1969, le groupe rencontre Allen Klein. A deux jours du concert, on retrouve les musiciens en plein doute avec l’impression de n’avoir aucune chanson réellement terminée.

Le 30 janvier, 21ème jour de tournage, les caméras sont installés sur le toit et sur les immeubles voisins, mais les Beatles ne sont pas encore décidés à jouer. Ils se réunissent pour en parler. Finalement, ils  acceptent et commencent à jouer « Get Back » dans le froid londonien. Alors que les gens commencent à s’agglutiner dans les rues et que les plus audacieux ont tenté de prendre de la hauteur, une seconde prise de « Get Back » est captée. Deux policiers ne tardent pas à entrer dans l’immeuble après une trentaine de signalements pour tapage. Mal Evans tente de gagner du temps pour permettre l’interprétation de « Dig A Pony » qui figurera sur l’album. Le plaisir dure avec ‘I’ve Got A Feeling » alors que les passants sont de plus en plus nombreux quelques mètres plus bas et que les policiers finissent par être autorisés à monter vers le toit pour voir le groupe entonner « Don’t Let Me Down ». Les Bobbies n’osent pas interrompre les musiciens et parlementent avec Mal.  Une dernière version de « Get Back » est perturbée par la situation et quelques fausses notes. Paul improvise des paroles qui évoquent le fait de jouer et de se faire arrêter. Quel bonheur de voir tout le monde réuni pour réécouter les chansons. Ça transpire d’harmonie. L’histoire s’achève le 31 janvier 1969 avec quelques prises supplémentaires dont celle de « Two Of Us » et « Let It Be » qui figureront sur l’album.

Get Back reste disponible sur Disney + avant une sortie en DVD/Blueray avec quelques heures supplémentaires en bonus.

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The Beatles :Let It Be L’album maudit ?

L’automne 2021 est placé sous le signe de « Let It Be » avec la réédition du dernier album commercialisé par les Beatles au printemps 1970, ainsi que du livre et du film « Get Back » reconstitué par le réalisateur Peter Jackson (Disney + le 25/11/2021).

Jean-Luc Tafforeau, valeureux éditeur lyonnais et auteur d’ouvrages consacrés à McCartney puis Lennon et d’un livret sur l’album « Abbey Road » récidive avec ce « Let It Be l’album maudit ? ».

En quarante pages, et à partir d’une bibliographie solide, Jean-Luc se penche sur les douze plages de ce disque accouché non sans douleur et qui marqua le fin du plus grand groupe de l’histoire de la musique populaire.

Tafforeau se montre sévère avec Two Of Us, « morne ouverture pour un album des Beatles » et plus admiratif pour Across The Universe, « l’une des rares chansons spirituelles, avant Imagine » et Let It Be « qui s’achève sur un majestueux accord de do majeur, un brin grandiloquant ». Il dissèques les autres chansons pour renouveler le plaisir d’écoute du lecteur.

Ce livret au prix très raisonnable qui vient garnir une belle collection Beatles qui n’en finit pas de s’étoffer, ravira les fans moins fortunés mais toujours avides d’informations sur les Fab Four. Ainsi soit-il.

The Beatles : Let It Be L’album maudit ? de Jean-Luc Tafforeau Editions AO -André Odemard. 9,90 euros. Lien ci-dessous pour le commander :

The Beatles : Let It Be, l’album maudit ? – Genèse de l’album et analyse des chansons – Jean-Luc Tafforeau (EAN13 : 9782382000151) | Éditions AO – André Odemard – Maison d’édition indépendante (ao-editions.com)

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Paul McCartney Paroles & souvenirs de 1956 à aujourd’hui

Maccaclub a eu le privilège de découvrir les soixante premières pages du superbe livre « Paul McCartney Paroles et souvenirs de 1956 à aujourd’hui » qui sera publié le 4 novembre 2021 (Editions Buchet Chastel).

Superbe objet de 870 pages regroupées en deux volumes et richement illustrées par des archives de MPL qui comportent plus d’un million de références, ce recueil regroupe une sélection de 154 chansons de « All My Loving à « Your Mother Should Know ». Paul signe un long avant-propos dans lequel il explique qu’il n’a jamais eu le temps d’écrire son autobiographie, mais que dans ses chansons qui couvrent toute sa vie, il se dévoile très souvent. Des textes qui révèlent bien plus de choses que n’importe quel ouvrage consacré aux Beatles.

L’idée du livre est venue de John Eastman, beau-frère, ami et conseiller de sir Paul et de l’éditeur Bob Weil. Ils lui ont présenté l’auteur Paul Muldoon qui allait interroger l’ex-Beatle sur les origines et les sources d’influence de ses chansons. Ces conversations se sont étalées d’août 2015 à août 2020 au cours de vingt-quatre rencontres de deux ou trois heures, organisées souvent à New York. McCartney révèle l’influence de ses parents qui transpire dans ses textes. Ainsi, le récent « Do It Know » est une réminiscence de l’ordre que lui intimait son père pour aller ramasser le crottin de cheval dans la rue : « Fais-le maintenant ! ». Jim McCartney qui lui a transmis l’amour des mots. L’adolescent de Forthlin Road a alors compris que, tout comme son père, il pouvait jouer avec eux.

Mary McCartney

Dans le livre, on découvre de nombreux manuscrits et Paul raconte que c’est Linda McCartney qui a commencé à les récupérer dans les poubelles car les musiciens ne considéraient ces paroles écrites sur des bouts de papier que comme des choses éphémères. Que Linda soit ici remerciée d’avoir sauvé ces trésors, des éléments de l’histoire de son mari. Le lecteur se délectera de ces petites ratures et des quelques changements dans l’élaboration des textes. Sur « Average Person » inspiré par un spectacle de télévision consacré à la vie d’un laveur de vitres, Paul avait à l’origine écrit : « But he say his only great ambition was to work with pythons in a zoo » (Mais il a dit que sa seule grande ambition fut de travailler avec des pythons dans un zoo). Il optera finalement pour des lions à la place des pythons. On découvrira également que le texte de « Café On The Left Bank » a été écrit sur un papier à lettre de l’Hôtel Bakoua qui se trouve aux Trois-Ilets, en Martinique. Là aussi, un changement de texte : « Dancing after midnight » a remplacé « Discothèque after midnight ». Des perles de ce genre, le recueil en livrera de nombreuses qui raviront les aficionados.

Linda McCartney

Comme l’écrit Paul Muldoon dans son introduction : « La portée émotionnelle et la puissance intellectuelle des textes compilés ici témoignent de la profonde abnégation de Paul McCartney ».

Paul McCartney Paroles et souvenirs de 1956 à aujourd’hui (Buchet Chastel) 79 €.

Dominique Grandfils

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Paul McCartney parle des Beatles et des Rolling Stones

Photo : Dominique Grandfils

Pendant une interview pour BBC Radio 4, Paul McCartney est revenu sur la séparation des Beatles à l’occasion de la réédition de Let It Be et de la diffusion prochaine du documentaire Get Back.

Paul a rappelé que bien qu’il ait officiellement annoncé qu’il ne jouerait plus avec les Beatles, en avril 1970, la séparation du groupe était actée depuis septembre 1969.

 » Je n’ai pas déclenché la scission. C’était notre Johnny. Je ne suis pas la personne qui a provoqué la scission. Ah non, non, non. John est entré un jour dans une pièce et a dit :  » Je quitte les Beatles. ». Donc, pendant quelques mois, nous avons dû faire semblant. C’était bizarre parce qu’on savait tous que c’était la fin des Beatles, mais on ne pouvait pas s’en aller comme ça.  »

Bien que cet épisode soit connu des spécialistes et des fans des Fab Four depuis des décennies, cette déclaration a été reprise par de nombreux organes de presse qui ont cru dénicher un scoop extraordinaire. Cela a eu au moins le mérite de refaire parler des Beatles avant la commercialisation de Let It Be et du livre Get Back.

Plus surprenant, McCartney a relancé la pseudo rivalité Beatles/Rolling Stones en déclarant au New Yorker:  »  Je ne suis pas sûr que je devrais le dire, mais c’est un groupe de reprises de blues, c’est en quelque sorte ce que sont les Stones. Je pense que notre éventail musical était un peu plus large que le leur.  »

Au cours du concert du jeudi 14 octobre 2021, à Los Angeles, Mick Jagger a ironisé :  » Paul McCartney est là, il va nous aider – il va nous rejoindre dans une reprise de blues plus tard « .

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Rencontre autour des Beatles à La Varenne Saint-Hilaire

A l’occasion de la publication de la version française du livre Get Back qui accompagne la sortie du coffret Let It Be tant attendu, nos amis de la Librairie L’Eclectique organisent une rencontre exceptionnelle avec Michka Assayas qui a supervisé la traduction du livre Get Back (Seghers), Frédéric Granier qui a publié en janvier 2020, Les Beatles quatre garçons dans le siècle (Perrin) et Dominique Grandfis, responsable de Maccaclub et auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux Beatles.

Le premier livre officiel des Beatles depuis Anthology, et sans doute le dernier…
Janvier 1969. Lorsque les Beatles se réunissent pour enregistrer leur nouvel album, Get Back, ils sont dans une période de transition et de doute : George Harrison rentre de New York où il a travaillé main dans la main avec Bob Dylan, Paul McCartney est dans son histoire d’amour naissante avec Linda Eastman, John Lennon est inséparable de Yoko Ono, sa partenaire à la ville comme à la scène. L’enregistrement de  » L’Album blanc « , en 1968, a divisé le groupe, et la disparition de leur mentor à tous,  » M. Epstein « , a laissé un grand vide. Pourtant, c’est dans cette atmosphère étrange, tandis qu’ils repartent à la source de leur art, que les Beatles vont composer quelques-unes des leurs plus belles chansons, cultes dès leur sortie. Pendant un mois, Michael Lindsay-Hogg enregistre les sessions studio des Beatles, de Twickenham à Savile Row, en vue d’une émission spéciale en mondovision et d’un live, qui sera le mythique concert sur le toit, au sommet de l’immeuble d’Apple Corps. Le montage qui a été fait de ses prises de vues dans le documentaire Let it be, sorti après la scission du groupe en avril 1970, mettait volontairement l’accent sur l’aspect dépressif, chaotique, du processus créatif. Or, c’est justement ce que ce livre et le documentaire qui l’accompagne vient nuancer, sinon de contredire, comme l’écrit Peter Jackson dans sa préface :  » La véritable essence des séances de Get Back est contenue dans ces pages : il suffit de compter le nombre de fois où la mention « rires’ est indiquée entre parenthèses.  » Hanif Kureishi, renchérit :  » Le résultat de toutes ces blagues, de ce travail incessant et de ces disputes, c’est un final fabuleux. La séance live sur le toit de l’immeuble qui se déroule à la fin du mois de janvier 1969, et en février de la même année, les Beatles qui se mettent allègrement à travailler à ce chef-d’œuvre qui se révélera être Abbey Road.  » Grâce à ces archives enfin restaurées et révélées au grand public, tous les fans des Fab Four ont le privilège d’entrer en studio pour assister aux premiers brouillons, aux erreurs, à la dérive de chacun et aux digressions de tous, à l’ennui, à l’excitation, au brouillage joyeux et aux percées soudaines… D’assister au crépuscule superbe de leurs idoles.

Le 10 avril 1970, la nouvelle fait la une de la presse internationale : Paul McCartney quitte les Beatles. Son départ marque le terme d’une aventure extraordinaire, celle de quatre adolescents partis des caves de Liverpool pour devenir le groupe le plus populaire de tous les temps, incarnation de la soif de liberté qui secoue toute la génération de l’après-guerre. Alors que Let It Be, leur chanson-testament, s’impose comme un dernier succès, McCartney attaque en justice ses trois compagnons. Le rêve est fini. Et pourtant, cinquante ans après, leur légende demeure.
Help!, Yesterday, Penny Lane, All You Need Is Love, Hey Jude… Les deux cents morceaux enregistrés par les  » quatre garçons dans le vent  » en à peine huit ans sont toujours vénérés par des millions de fans. Leurs douze albums constituent une discographie aussi intimidante qu’indépassable, source d’inspiration pour tous les musiciens d’aujourd’hui. Chaque réédition fait l’objet de campagnes marketing particulièrement efficaces, mais qui ont tendance à remplacer l’histoire par le mythe.
À travers des documents rares et des entretiens inédits, Frédéric Granier raconte avec maestria cette épopée moins lisse et paisible que ne laissent paraître les records de vente (plus de deux milliards de disques écoulés depuis 1962). Des débuts erratiques jusqu’à l’hystérie de la Beatlemania, des expérimentations sonores de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band aux premières échappées en solitaire, le destin commun des Beatles est jalonné de triomphes, mais aussi de deuils, de désillusions, de controverses, de rancœurs et même d’échecs retentissants.
Derrière la plus belle partition du rock se dessine enfin une autre histoire, tout aussi fascinante : celle de la culture de masse, du psychédélisme, des paradis artificiels, de l’activisme pacifiste… Autant de phénomènes que les Beatles ont traversés ou marqués de leur empreinte, qui ne racontent pas seulement les années soixante, mais dévoilent une révolution sociale et culturelle dont les effets se ressentent encore aujourd’hui. Comme le dira justement McCartney :  » On n’était pas seulement dans l’air du temps ; on était dans l’esprit du siècle. « 

Dominique Grandfils dédicacera Number Nine et la biographie de Ringo Starr. Ce sera une bonne occasion de se retrouver et de discuter de cette réédition de Let It Be.

La librairie L’Eclectique se situe 9 Rue Saint-Hilaire, La Varenne Saint-Hilaire 94210 Saint-Maur-des-Fossés. Accessible par le RER A Station La Varenne Chennevières. Au plaisir de vous retrouver le samedi 23 octobre 2021.

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McCartney 1,2,3

© Hulu, McCartney 1,2,3

Trois heures, 6 épisodes de 30 minutes. La rencontre entre la légende des Beatles et le mythique producteur Rick Rubin (Johnny Cash, Run–D.M.C., Aerosmith, Tom Petty, Red Hot Chili Peppers, Rage Against the Machine, Jay-Z, System of a Down, Beastie Boys, Public Enemy, etc.). 

L’occasion de (re)découvrir, la fabrication des grands succès de Paul, surtout des Beatles et quelques morceaux solos: Live And Let Die, Band On The Run, Waterfalls, Check My Machine. Des anecdotes déjà entendues des milliers de fois, mais aussi quelques-unes nouvelles ou peu connues.

On a l’opportunité d’écouter les morceaux en version isolée (ex: que la basse et la batterie) grâce aux multipistes des enregistrements originaux venant directement d’Abbey Road, avec le commentaire de Paul et un Rick Rubin fasciné par la créativité des Beatles et de la façon unique de jouer de la basse de Paul. D’ailleurs Rubin cite un extrait du célèbre interview de John Lennon à Playboy en 1980: « Le jeu de basse de Paul est sous-estimé. Paul était l’un des bassistes les plus innovants de tous les temps. Et la moitié de ce qui se passe maintenant est directement arraché à sa période Beatles… » et prend le soin de ne pas mentionner la suite « [Paul] est égocentrique à propos de tout le reste de lui-même, mais son jeu de basse a toujours été un peu timide« 

On a donc le plaisir de mieux entendre les jeux de basse et guitare de Paul sur différents morceaux. On découvre la ligne de basse de Maxwell’s Silver Hammer qui ressemble à un jeu de tuba que Paul affirme avoir joué, or les experts Beatles s’accordent pour dire que c’était George. La mémoire fait parfois défaut. On en apprend plus sur la fabrication du morceau Tomorrow Never Knows, le solo de Taxman fait par Paul, à la suggestion de George Harrison qui n’arrivait à trouver le bon solo. Il a mis selon George une touche indienne.
Paul joue sur un piano, sur une guitare ou son iconique basse Höfner des riffs et explique leur création ou comment il a pu composer de la musique sans savoir lire et écrire la musique, ce qui étonne les jeunes groupes qu’il rencontre, toujours sous l’œil attentif de Rick Rubin qui écoute comme un enfant fasciné par ce que Paul lui raconte.

Les six épisodes sont disponibles depuis quelques jours sur Disney +.

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Let It Be Box Set

Alors que le documentaire Get Back de Peter Jackson est annoncée pour une diffusion de trois épisodes à partir du 25 novembre 2021 sur Disney +, la commercialisation d’un coffret audio de Let It Be est annoncée.

Cette pièce exceptionnelle contiendra l’album remixé par Giles Martin et le mix de Glyn Jones qui n’avait pas été validé par les Beatles, en 1969. Nous retrouverons également les chansons inédites ou les reprises captées pendant ces longues sessions de l’hiver 69.

Le contenu du futur coffret de l’album ´Let It Be’ serait le suivant :

Disc 1 – New Mix of the original album:
1. Two Of Us
2. Dig A Pony
3. Across The Universe
4. I Me Mine
5. Dig It
6. Let It Be
7. Maggie Mae
8. I’ve Got A Feeling
9. One After 909
10. The Long And Winding Road
11. For You Blue
12. Get Back

Disc 2 – Get Back – Apple sessions
1. Morning Camera (Speech) / Two Of Us (Take 4)
2. Maggie Mae / Fancy My Chances With You *
3. Can You Dig It?
4. I Don’t Know Why I’m Moaning (Speech)*
5. For You Blue (Take 4)
6. Let It Be / Please Please Me / Let It Be (Take 10)
7. I’ve Got A Feeling (Take 10)
8. Dig A Pony (Take 14)
9. Get Back (Take 19)
10. Like Making An Album? (Speech)
11. One After 909 (Take 3)
12. Don’t Let Me Down (First Rooftop Performance)
13. The Long And Winding Road (Take 19)
14. Wake Up Little Susie / I Me Mine (Take 11)

Disc 3 – Get Back – rehearsals and Apple jams
1. On The Day Shift Now (Speech)*/All Things Must Pass (Rehearsals)
2. Concentrate On The Sound *
3. Gimme Some Truth (Rehearsal) *
4. I Me Mine (Rehearsal) *
5. She Came In Through The Bathroom Window (Rehearsal) *
6. Polythene Pam (Rehearsal) *
7. Octopus’s Garden (Rehearsal) *
8. Oh! Darling (Jam)
9. Get Back (Take 8 )
10. The Walk (Jam)
11. Without A Song (Jam – Billy Preston With John And Ringo)
12. Something (Rehearsal) *
13. Let It Be (Take 28)

Disc 4 – Get Back LP – 1969 Glyn Johns mix
1. One After 909
2. Medley: I’m Ready (Aka Rocker) / Save The Last Dance For Me / Don’t Let Me Down
3. Don’t Let Me Down
4. Dig A Pony
5. I’ve Got A Feeling
6. Get Back
7. For You Blue
8. Teddy Boy
9. Two Of Us
10. Maggie Mae
11. Dig It
12. Let It Be
13. The Long And Winding Road
14. Get Back (Reprise)

Disc 5 – Let It Be EP
1. Across The Universe (Unreleased Glyn Johns1970 Mix)
2. I Me Mine (Unreleased Glyn Johns1970 Mix)
3. Don’t Let Me Down (New Mix Of Original Single Version)
4. Let It Be (New Mix Of Original Single Version)

Disc 6 – Blu-ray (Several formats of the same songs, including Dolby Atmos 48 kHz/24 bit – DTS HD Master Audio 5.1 and PCM)
1. Two Of Us
2. Dig A Pony
3. Across The Universe
4. I Me Mine
5. Dig It
6. Let It Be
7. Maggie Mae
8. I’ve Got A Feeling
9. One After 909
10. The Long And Winding Road
11. For You Blue
12. Get Back

Ce coffret de 6 disques serait disponible le 15 octobre 2021.