L’automne 2021 est placé sous le signe de « Let It Be » avec la réédition du dernier album commercialisé par les Beatles au printemps 1970, ainsi que du livre et du film « Get Back » reconstitué par le réalisateur Peter Jackson (Disney + le 25/11/2021).
Jean-Luc Tafforeau, valeureux éditeur lyonnais et auteur d’ouvrages consacrés à McCartney puis Lennon et d’un livret sur l’album « Abbey Road » récidive avec ce « Let It Be l’album maudit ? ».
En quarante pages, et à partir d’une bibliographie solide, Jean-Luc se penche sur les douze plages de ce disque accouché non sans douleur et qui marqua le fin du plus grand groupe de l’histoire de la musique populaire.
Tafforeau se montre sévère avec Two Of Us, « morne ouverture pour un album des Beatles » et plus admiratif pour Across The Universe, « l’une des rares chansons spirituelles, avant Imagine » et Let It Be « qui s’achève sur un majestueux accord de do majeur, un brin grandiloquant ». Il dissèques les autres chansons pour renouveler le plaisir d’écoute du lecteur.
Ce livret au prix très raisonnable qui vient garnir une belle collection Beatles qui n’en finit pas de s’étoffer, ravira les fans moins fortunés mais toujours avides d’informations sur les Fab Four. Ainsi soit-il.
The Beatles : Let It Be L’album maudit ? de Jean-Luc Tafforeau Editions AO -André Odemard. 9,90 euros. Lien ci-dessous pour le commander :
Maccaclub a eu le privilège de découvrir les soixante premières pages du superbe livre « Paul McCartney Paroles et souvenirs de 1956 à aujourd’hui » qui sera publié le 4 novembre 2021 (Editions Buchet Chastel).
Superbe objet de 870 pages regroupées en deux volumes et richement illustrées par des archives de MPL qui comportent plus d’un million de références, ce recueil regroupe une sélection de 154 chansons de « All My Loving à « Your Mother Should Know ». Paul signe un long avant-propos dans lequel il explique qu’il n’a jamais eu le temps d’écrire son autobiographie, mais que dans ses chansons qui couvrent toute sa vie, il se dévoile très souvent. Des textes qui révèlent bien plus de choses que n’importe quel ouvrage consacré aux Beatles.
L’idée du livre est venue de John Eastman, beau-frère, ami et conseiller de sir Paul et de l’éditeur Bob Weil. Ils lui ont présenté l’auteur Paul Muldoon qui allait interroger l’ex-Beatle sur les origines et les sources d’influence de ses chansons. Ces conversations se sont étalées d’août 2015 à août 2020 au cours de vingt-quatre rencontres de deux ou trois heures, organisées souvent à New York. McCartney révèle l’influence de ses parents qui transpire dans ses textes. Ainsi, le récent « Do It Know » est une réminiscence de l’ordre que lui intimait son père pour aller ramasser le crottin de cheval dans la rue : « Fais-le maintenant ! ». Jim McCartney qui lui a transmis l’amour des mots. L’adolescent de Forthlin Road a alors compris que, tout comme son père, il pouvait jouer avec eux.
Mary McCartney
Dans le livre, on découvre de nombreux manuscrits et Paul raconte que c’est Linda McCartney qui a commencé à les récupérer dans les poubelles car les musiciens ne considéraient ces paroles écrites sur des bouts de papier que comme des choses éphémères. Que Linda soit ici remerciée d’avoir sauvé ces trésors, des éléments de l’histoire de son mari. Le lecteur se délectera de ces petites ratures et des quelques changements dans l’élaboration des textes. Sur « Average Person » inspiré par un spectacle de télévision consacré à la vie d’un laveur de vitres, Paul avait à l’origine écrit : « But he say his only great ambition was to work with pythons in a zoo » (Mais il a dit que sa seule grande ambition fut de travailler avec des pythons dans un zoo). Il optera finalement pour des lions à la place des pythons. On découvrira également que le texte de « Café On The Left Bank » a été écrit sur un papier à lettre de l’Hôtel Bakoua qui se trouve aux Trois-Ilets, en Martinique. Là aussi, un changement de texte : « Dancing after midnight » a remplacé « Discothèque after midnight ». Des perles de ce genre, le recueil en livrera de nombreuses qui raviront les aficionados.
Linda McCartney
Comme l’écrit Paul Muldoon dans son introduction : « La portée émotionnelle et la puissance intellectuelle des textes compilés ici témoignent de la profonde abnégation de Paul McCartney ».
Paul McCartney Paroles et souvenirs de 1956 à aujourd’hui (Buchet Chastel) 79 €.
Pendant une interview pour BBC Radio 4, Paul McCartney est revenu sur la séparation des Beatles à l’occasion de la réédition de Let It Be et de la diffusion prochaine du documentaire Get Back.
Paul a rappelé que bien qu’il ait officiellement annoncé qu’il ne jouerait plus avec les Beatles, en avril 1970, la séparation du groupe était actée depuis septembre 1969.
» Je n’ai pas déclenché la scission. C’était notre Johnny. Je ne suis pas la personne qui a provoqué la scission. Ah non, non, non. John est entré un jour dans une pièce et a dit : » Je quitte les Beatles. ». Donc, pendant quelques mois, nous avons dû faire semblant. C’était bizarre parce qu’on savait tous que c’était la fin des Beatles, mais on ne pouvait pas s’en aller comme ça. »
Bien que cet épisode soit connu des spécialistes et des fans des Fab Four depuis des décennies, cette déclaration a été reprise par de nombreux organes de presse qui ont cru dénicher un scoop extraordinaire. Cela a eu au moins le mérite de refaire parler des Beatles avant la commercialisation de Let It Be et du livre Get Back.
Plus surprenant, McCartney a relancé la pseudo rivalité Beatles/Rolling Stones en déclarant au New Yorker: » Je ne suis pas sûr que je devrais le dire, mais c’est un groupe de reprises de blues, c’est en quelque sorte ce que sont les Stones. Je pense que notre éventail musical était un peu plus large que le leur. »
Au cours du concert du jeudi 14 octobre 2021, à Los Angeles, Mick Jagger a ironisé : » Paul McCartney est là, il va nous aider – il va nous rejoindre dans une reprise de blues plus tard « .
A l’occasion de la publication de la version française du livre Get Back qui accompagne la sortie du coffret Let It Be tant attendu, nos amis de la Librairie L’Eclectique organisent une rencontre exceptionnelle avec Michka Assayas qui a supervisé la traduction du livre Get Back (Seghers), Frédéric Granier qui a publié en janvier 2020, Les Beatles quatre garçons dans le siècle (Perrin) et Dominique Grandfis, responsable de Maccaclub et auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux Beatles.
Le premier livre officiel des Beatles depuis Anthology, et sans doute le dernier… Janvier 1969. Lorsque les Beatles se réunissent pour enregistrer leur nouvel album, Get Back, ils sont dans une période de transition et de doute : George Harrison rentre de New York où il a travaillé main dans la main avec Bob Dylan, Paul McCartney est dans son histoire d’amour naissante avec Linda Eastman, John Lennon est inséparable de Yoko Ono, sa partenaire à la ville comme à la scène. L’enregistrement de » L’Album blanc « , en 1968, a divisé le groupe, et la disparition de leur mentor à tous, » M. Epstein « , a laissé un grand vide. Pourtant, c’est dans cette atmosphère étrange, tandis qu’ils repartent à la source de leur art, que les Beatles vont composer quelques-unes des leurs plus belles chansons, cultes dès leur sortie. Pendant un mois, Michael Lindsay-Hogg enregistre les sessions studio des Beatles, de Twickenham à Savile Row, en vue d’une émission spéciale en mondovision et d’un live, qui sera le mythique concert sur le toit, au sommet de l’immeuble d’Apple Corps. Le montage qui a été fait de ses prises de vues dans le documentaire Let it be, sorti après la scission du groupe en avril 1970, mettait volontairement l’accent sur l’aspect dépressif, chaotique, du processus créatif. Or, c’est justement ce que ce livre et le documentaire qui l’accompagne vient nuancer, sinon de contredire, comme l’écrit Peter Jackson dans sa préface : » La véritable essence des séances de Get Back est contenue dans ces pages : il suffit de compter le nombre de fois où la mention « rires’ est indiquée entre parenthèses. » Hanif Kureishi, renchérit : » Le résultat de toutes ces blagues, de ce travail incessant et de ces disputes, c’est un final fabuleux. La séance live sur le toit de l’immeuble qui se déroule à la fin du mois de janvier 1969, et en février de la même année, les Beatles qui se mettent allègrement à travailler à ce chef-d’œuvre qui se révélera être Abbey Road. » Grâce à ces archives enfin restaurées et révélées au grand public, tous les fans des Fab Four ont le privilège d’entrer en studio pour assister aux premiers brouillons, aux erreurs, à la dérive de chacun et aux digressions de tous, à l’ennui, à l’excitation, au brouillage joyeux et aux percées soudaines… D’assister au crépuscule superbe de leurs idoles.
Le 10 avril 1970, la nouvelle fait la une de la presse internationale : Paul McCartney quitte les Beatles. Son départ marque le terme d’une aventure extraordinaire, celle de quatre adolescents partis des caves de Liverpool pour devenir le groupe le plus populaire de tous les temps, incarnation de la soif de liberté qui secoue toute la génération de l’après-guerre. Alors que Let It Be, leur chanson-testament, s’impose comme un dernier succès, McCartney attaque en justice ses trois compagnons. Le rêve est fini. Et pourtant, cinquante ans après, leur légende demeure. Help!, Yesterday, Penny Lane, All You Need Is Love, Hey Jude… Les deux cents morceaux enregistrés par les » quatre garçons dans le vent » en à peine huit ans sont toujours vénérés par des millions de fans. Leurs douze albums constituent une discographie aussi intimidante qu’indépassable, source d’inspiration pour tous les musiciens d’aujourd’hui. Chaque réédition fait l’objet de campagnes marketing particulièrement efficaces, mais qui ont tendance à remplacer l’histoire par le mythe. À travers des documents rares et des entretiens inédits, Frédéric Granier raconte avec maestria cette épopée moins lisse et paisible que ne laissent paraître les records de vente (plus de deux milliards de disques écoulés depuis 1962). Des débuts erratiques jusqu’à l’hystérie de la Beatlemania, des expérimentations sonores de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band aux premières échappées en solitaire, le destin commun des Beatles est jalonné de triomphes, mais aussi de deuils, de désillusions, de controverses, de rancœurs et même d’échecs retentissants. Derrière la plus belle partition du rock se dessine enfin une autre histoire, tout aussi fascinante : celle de la culture de masse, du psychédélisme, des paradis artificiels, de l’activisme pacifiste… Autant de phénomènes que les Beatles ont traversés ou marqués de leur empreinte, qui ne racontent pas seulement les années soixante, mais dévoilent une révolution sociale et culturelle dont les effets se ressentent encore aujourd’hui. Comme le dira justement McCartney : » On n’était pas seulement dans l’air du temps ; on était dans l’esprit du siècle. «
Dominique Grandfils dédicacera Number Nine et la biographie de Ringo Starr. Ce sera une bonne occasion de se retrouver et de discuter de cette réédition de Let It Be.
La librairie L’Eclectique se situe 9 Rue Saint-Hilaire, La Varenne Saint-Hilaire 94210 Saint-Maur-des-Fossés. Accessible par le RER A Station La Varenne Chennevières. Au plaisir de vous retrouver le samedi 23 octobre 2021.
Alors que le documentaire Get Back de Peter Jackson est annoncée pour une diffusion de trois épisodes à partir du 25 novembre 2021 sur Disney +, la commercialisation d’un coffret audio de Let It Be est annoncée.
Cette pièce exceptionnelle contiendra l’album remixé par Giles Martin et le mix de Glyn Jones qui n’avait pas été validé par les Beatles, en 1969. Nous retrouverons également les chansons inédites ou les reprises captées pendant ces longues sessions de l’hiver 69.
Le contenu du futur coffret de l’album ´Let It Be’ serait le suivant :
Disc 1 – New Mix of the original album: 1. Two Of Us 2. Dig A Pony 3. Across The Universe 4. I Me Mine 5. Dig It 6. Let It Be 7. Maggie Mae 8. I’ve Got A Feeling 9. One After 909 10. The Long And Winding Road 11. For You Blue 12. Get Back
Disc 2 – Get Back – Apple sessions 1. Morning Camera (Speech) / Two Of Us (Take 4) 2. Maggie Mae / Fancy My Chances With You * 3. Can You Dig It? 4. I Don’t Know Why I’m Moaning (Speech)* 5. For You Blue (Take 4) 6. Let It Be / Please Please Me / Let It Be (Take 10) 7. I’ve Got A Feeling (Take 10) 8. Dig A Pony (Take 14) 9. Get Back (Take 19) 10. Like Making An Album? (Speech) 11. One After 909 (Take 3) 12. Don’t Let Me Down (First Rooftop Performance) 13. The Long And Winding Road (Take 19) 14. Wake Up Little Susie / I Me Mine (Take 11)
Disc 3 – Get Back – rehearsals and Apple jams 1. On The Day Shift Now (Speech)*/All Things Must Pass (Rehearsals) 2. Concentrate On The Sound * 3. Gimme Some Truth (Rehearsal) * 4. I Me Mine (Rehearsal) * 5. She Came In Through The Bathroom Window (Rehearsal) * 6. Polythene Pam (Rehearsal) * 7. Octopus’s Garden (Rehearsal) * 8. Oh! Darling (Jam) 9. Get Back (Take 8 ) 10. The Walk (Jam) 11. Without A Song (Jam – Billy Preston With John And Ringo) 12. Something (Rehearsal) * 13. Let It Be (Take 28)
Disc 4 – Get Back LP – 1969 Glyn Johns mix 1. One After 909 2. Medley: I’m Ready (Aka Rocker) / Save The Last Dance For Me / Don’t Let Me Down 3. Don’t Let Me Down 4. Dig A Pony 5. I’ve Got A Feeling 6. Get Back 7. For You Blue 8. Teddy Boy 9. Two Of Us 10. Maggie Mae 11. Dig It 12. Let It Be 13. The Long And Winding Road 14. Get Back (Reprise)
Disc 5 – Let It Be EP 1. Across The Universe (Unreleased Glyn Johns1970 Mix) 2. I Me Mine (Unreleased Glyn Johns1970 Mix) 3. Don’t Let Me Down (New Mix Of Original Single Version) 4. Let It Be (New Mix Of Original Single Version)
Disc 6 – Blu-ray (Several formats of the same songs, including Dolby Atmos 48 kHz/24 bit – DTS HD Master Audio 5.1 and PCM) 1. Two Of Us 2. Dig A Pony 3. Across The Universe 4. I Me Mine 5. Dig It 6. Let It Be 7. Maggie Mae 8. I’ve Got A Feeling 9. One After 909 10. The Long And Winding Road 11. For You Blue 12. Get Back
Ce coffret de 6 disques serait disponible le 15 octobre 2021.
Notre ami Brice Depasse, animateur de Radio Nostalgie Belgique, que vous avez déjà croisé au Beatles Day de Mons, propose un projet de bande dessinée avec le talentueux illustrateur Aurélien Baudinat.
Londres 1968 raconte l’histoire d’un jeune Belge qui part à Londres en vue de rencontrer ses idoles, les Beatles. Dan vivra des aventures incroyables avec eux. Basée sur des anecdotes véridiques et inédites, la BD « La Story » conte une tranche de vie étonnante et fidèlement illustrée sur une centaine de pages remplies d’émotion, d’amour et de belles surprises. Y apparaissent même Françoise Hardy ou Michel Polnareff pour ne citer qu’eux…
Vous pouvez participer à ce projet qui fait l’objet d’un financement participatif. Voici le lien :
Paul McCartney a rappelé dans une récente émission qu’il pratiquait le Yoga pour les yeux. Cet exercice lui aurait été enseigné lors d’un séjour en Inde. Depuis la pratique de ce Yoga lui aurait évité de porter de lunettes…Paul en parlait déjà dans cette vidéo il y a une dizaine d’années :
Charles Rouah est journaliste et auteur d’ouvrages pour la jeunesse. Il nous propose son premier roman dont le titre ne peut que nous intriguer : Paul McCartney passe à la maison ce soir.
Marcel a plaqué son emploi bien rémunéré de fiscaliste pour ouvrir un magasin de disques. Un bon début… Mais cela n’est pas du goût de son épouse Albertine qui ne partage plus vraiment cette passion dévorante pour la musique et plus particulièrement celle de McCartney. Beaucoup de fans vivent cette triste situation.
Quand toutes les économies du couple ont été englouties dans ce magasin qui n’est pas rentable, Albertine, exaspérée, finit par quitter Marcel qui se retrouve seul, désespéré.
Sans le sou, incapable de rebondir, Marcel souhaite retrouver sa conjointe partie se réfugier en Suède. On suit avec intérêt son errance, même si on aimerait parfois lui secouer les puces. Heureusement, il peut compter sur son ami Albin qui va l’envoyer à Hambourg, sur les traces des Beatles, afin de commencer l’écriture de la biographie de Paul. En Allemagne, Marcel va récupérer un objet qui va bouleverser sa vie et lui permettre l’inimaginable : rencontrer Paul McCartney.
Le roman de Charles Rouah ne laissera pas insensibles les fans de Macca qui paieraient cher pour se retrouver à la place du personnage principal. Nous vous recommandons chaudement cette lecture jubilatoire.
Paul McCartney passe à la maison ce soir (Robert Laffont) 18,50 €.
Paul McCartney s’est entretenu longuement en direct sur Instagram avec Annie Clark (St. Vincent) puis avec Ed O’ Brien (EOB), le guitariste de Radiohead qui ont tous les deux participé à l’album ´McCartney III Imagined’. Paul était en pleine forme. Notre ami Paddy de l’équipe de Maccaclub a pu passer un petit message de la part de notre communauté.
Après le succès de la première bande dessinée « Hey Grandude » qui racontait l’histoire d’un papy intrépide qui emmène ses petits-enfants vivre des aventures époustouflantes, Paul McCartney vient d’annoncer qu’un second volume des aventures de Grandude serait publié en septembre 2021. Cette fois, le grand-père proposera un voyage dans son sous-marin vert.
Le livre est toujours illustré par Kathryn Durst et une version française devrait être proposée par les éditions Michel Laffon.